Vie de paroisse

ENSEMBLE JOSQUIN des PRES A BLANZAY

publié le 10 déc. 2017 à 03:27 par Olivier du Chambon   [ mis à jour : 10 déc. 2017 à 03:27 ]





LE DIMANCHE 17 A 17H

Fête Dieu 2017

publié le 20 août 2017 à 05:40 par Paroisse Blanzay   [ mis à jour le·10 déc. 2017 à 03:12 par Olivier du Chambon ]

Avec beaucoup de retard !!!

Première Messe de Dom Pierre

publié le 25 juil. 2017 à 13:14 par Paroisse Blanzay







Communions Solennelles

publié le 25 mai 2017 à 12:14 par Paroisse Blanzay   [ mis à jour : 25 mai 2017 à 12:21 ]

Jubilé d'Argent sacerdotal – XXII° Dimanche Ordinaire C

publié le 4 sept. 2016 à 05:45 par Olivier du Chambon   [ mis à jour : 8 juil. 2017 à 06:08 ]

Saint Hilaire de Blanzay, le 28 août 2016


 

Très Révérend et très cher Père Abbé Antoine,

Très cher Abbé Allain, chers Abbés,

Chers Frères et Sœurs, chers Amis,

            « Vous êtes venus vers Jésus, le médiateur d'une alliance nouvelle, et vers le sang de l'aspersion, son sang qui parle plus fort que celui d'Abel » (He 12, 14). C'est vers Jésus Grand Prêtre que nous voulons en ce jour tourner nos regards. Le sang d'Abel le juste criait justice car il était celui d'une victime innocente. Combien plus, et infiniment plus, celui de Jésus, le Saint des saints, immolé sur la Croix, ne vaut-il pas justice pour le monde entier ! Il y a un peu plus d'un an, en juin 2015, j'ai eu la grâce de célébrer la Sainte Messe à Jérusalem sur le Golgotha. Je dois vous avouer que ce fut un des plus beaux moments de ma vie de prêtre et je fus pris de vertige. Là, en ce lieu où toute la Rédemption du monde s'est réalisée dans le sacrifice unique du Seigneur, je célébrais la Sainte Messe, serviteur indigne de l'unique Grand Prêtre, en offrant la Victime sainte et pure en qui se concentre l'indicible Amour de Dieu pour tous les hommes. A partir de ce lieu, si modeste dans ses apparences, se répandent sans cesse les grâces du salut par la Sainte Messe, dans toutes les nations et dans tous les temps de l'histoire de l’Église. Qui donc est le prêtre pour toucher un tel mystère ? Qui donc est le prêtre pour embrasser d'un seul acte d'offrande, si pauvre et si simple, toutes les âmes en désir de pardon, de consolation, de communion intime avec le Dieu Très-Haut ? Quelles sont ces mains de pécheur qui peuvent tenir un bref instant Celui que le monde ne peut contenir, brûlées par la pureté céleste du Fils de Dieu fait homme ? Quel cœur humain pourrait prendre la mesure de l'Infini qui s'est fait si proche, de l'Amour qui consume tout ?

            « Oh ! Que le prêtre est quelque chose de grand ! S'il se comprenait, il mourrait... Si l'on comprenait bien le prêtre sur la terre, on mourrait non de frayeur mais d'amour » (Saint Curé d'Ars, Pensées, DDB, pp. 99-100). C'est une âme de feu, celle du saint Curé d'Ars, qui dit cela. Il osait même dire : « Après Dieu, le prêtre c'est tout » (Pensées, DDB, p. 100). Mais ne nous y trompons pas, cette grandeur du sacerdoce vient tout entière de l'unique Grand Prêtre qu'est Jésus-Christ. Les prêtres de la Nouvelle Alliance ne sont que les instruments de Celui qui est l'unique Médiateur entre Dieu et les hommes. Nous autres, prêtres, portons en des vases d'argile un mystère qui nous déborde de partout. En restant à notre place, conscients de nos faiblesses, notre ministère pourra porter du fruit. « Mon fils, accomplis toute chose dans l'humilité, et tu seras aimé plus qu'un bienfaiteur », avons-nous entendu. Saint Benoît y fait écho dans sa règle : « Écoute, ô mon fils, les préceptes du Maître, et incline l'oreille de ton cœur... renonçant à tes propres volontés pour militer sous le vrai roi, le Seigneur Jésus-Christ, prends en main les puissantes et glorieuses armes de l'obéissance » (Sainte Règle, Prologue). L'humilité et l'obéissance sont comme les deux rails qui permettent de conserver la bonne direction et de rester sur la voie.

            Plus que tous, nous devons entendre l'avertissement du Seigneur dans l’Évangile : « Qui s'élève sera abaissé, qui s'abaisse sera élevé ». Le prêtre, en recevant l'ordination, a choisi délibérément de prendre la dernière place avec son Seigneur pour accomplir un service inconditionnel de ses frères. Saint Jean Chrysostome fustigeait souvent le carriérisme ecclésiastique et la séduction des grandeurs de ce monde. Saint Augustin – dont c'est la fête en ce jour et que je ne peux pas omettre de citer – dénonçait les pasteurs mercenaires et, par contraste, mettait en lumière l'attitude du bon pasteur : « Ainsi donc, disait-il, ceux qui annoncent Dieu avec amour, ceux qui annoncent Dieu pour Dieu même, ceux-là sont de vrais pasteurs et non pas des mercenaires. Leur âme est pure, comme l'exigeait Notre-Seigneur Jésus-Christ quand il disait à Pierre : ''Pierre, m'aimes-tu ? - M'aimes-tu ?'' C'est-à-dire : Es-tu pur ? N'as-tu pas un cœur adultère ? Est-ce tes intérêts et non pas les miens que tu cherches dans l’Église, Ah ! Si tu es pur, tu m'aimes, ''pais mes brebis'' ; tu ne seras pas un mercenaire, mais un vrai pasteur » (Saint Augustin, Sermon CXXXVII Le Bon Pasteur, 10, in Sermons sur l’Écriture, Robert Laffont, p. 1124).

            Ainsi, l'exigence de sainteté est plus radicale pour les prêtres, dans la mesure où ils sont chargés de guider tout le troupeau et de montrer l'exemple. Saint Jean-Paul II le soulignait à l'occasion de son jubilé de 50 ans de sacerdoce : « Si le Concile Vatican II parle de la vocation universelle à la sainteté, dans le cas du prêtre, il faut parler d'une vocation spéciale à la sainteté. Le Christ a besoin de saints prêtres ! Le monde actuel demande de saints prêtres ! Seul un saint prêtre peut devenir un témoin transparent du Christ et de son Évangile dans un monde toujours plus sécularisé. Ainsi seulement le prêtre peut devenir guide des hommes et maître de sainteté. Les hommes, surtout les jeunes, attendent de tels guides. Le prêtre ne peut être guide et maître que dans la mesure où il devient témoin authentique » (Ma vocation, don et mystère, Bayard & Co, p. 103). C'est dire, mes frères, à quel point nous avons besoin de votre soutien et de votre prière. Le monde se délecte à dénoncer les fautes et les faiblesses des prêtres. Au-delà de l'évidente volonté de nuire à toute l’Église Catholique et à la cause de l’Évangile, il y a quelque chose de vrai et de dramatique en ce que, nous aussi, sommes pécheurs, avons besoin de conversion permanente pour tendre de tout notre cœur vers l'impossible dignité de notre état, qui supposerait une sainteté angélique.

            Malgré cet idéal si grand qui paraît si lointain, je me souviens de ces magnifiques figures de prêtres qui ont jalonné mon chemin. Dans ces hommes à la fidélité exemplaire et aux parcours si divers, on retrouvait une même flamme, une joie intrinsèque. Sans être accablés par leurs faiblesses et bien conscients de leurs limites, ces frères âgés dont beaucoup sont rentrés dans la joie du Maître qu'ils ont servi avec générosité, nous ont montré le chemin de l'offrande sacerdotale et de la joie qui en découle. « Pouvoir être un grain de blé, un serviteur du grain de blé divin qu'est Jésus-Christ, voilà qui est en mesure de rendre un homme heureux au plus profond de son cœur. La grâce triomphe au sein même de la faiblesse, comme nous... (pouvons l'entendre) dans l'épître de saint Paul qui, au beau milieu de sa misère, éprouve la joie débordante de Dieu. Ce n'est pas sans confusion que le prêtre constate combien sa faible et minuscule parole parvient à redonner le sourire à des hommes arrivés à la dernière heure de leur vie ; comment, par sa parole, des hommes retrouvent un sens dans l'océan de l'absurde, un sens qui leur permet de vivre ; et il voit avec gratitude comment des hommes, par son entremise, découvrent la gloire de Dieu. Il voit combien Dieu accomplit de grandes choses à travers lui, en se servant de sa faiblesse, et il est plein de joie de ce que Dieu l'honore d'une telle compassion, lui qui est si insignifiant... Et il sait que pouvoir être prêtre constitue une exigence extrême, en même temps que le plus grand cadeau qui soit » (Cardinal Joseph Ratzinger, Serviteurs de votre joie, Fayard, 1990, pp. 23-24). Ces mots de Benoît XVI, qui vient de fêter ses 65 ans de sacerdoce, ce même 29 juin dernier, expriment cette joie intérieure que nul ne peut connaître, sinon celui qui a été choisi par le Christ comme prêtre.

            Cette joie intérieure, elle provient tout d'abord de cette communion profonde avec le Christ, tout particulièrement dans le mystère de la Sainte Eucharistie. Le sacerdoce est intimement lié à l'Eucharistie. Tout en vient. Tout y retourne. La Sainte Messe est le plus grand trésor terrestre en ce qu'elle contient tout l'essentiel de nos besoins, de notre raison d'être, des dons du Seigneur. Un prêtre n'est jamais aussi pleinement lui-même que lorsqu'il célèbre les saints mystères in persona Christ Capitis, dans la personne du Christ Tête. C'est à travers lui que le Christ agit pour que se déversent sur le monde les fleuves de la miséricorde divine qui veulent atteindre toutes les âmes de tous les lieux et de tous les temps. La Messe est le cœur brûlant de la vie de l’Église. Elle devrait l'être de tous les chrétiens, à plus forte raison doit-elle constituer la préoccupation essentielle du prêtre. Sans la Messe, tout notre apostolat serait vide de sens et stérile. L'amour du prêtre en cette vie, c'est la Messe. La consolation du prêtre en cette vallée de larmes, c'est la Messe. La joie du prêtre aux heures sombres des ténèbres des calvaires de ce monde, c'est la Messe. En ce sens, le Golgotha est vraiment le point culminant de toutes les montagnes de la terre car il est le lieu béni du Seigneur d'où jaillit toute la Rédemption.

            Chers frères et sœurs, ne nous oubliez pas dans vos prières. Je devine, pour ma part, combien je vous dois dans tout mon cheminement sacerdotal. Ma dette est immense. « Que rendrai-je donc au Seigneur pour tous les dons qu'Il m'a faits ? J'élèverai le calice du salut et je rendrai grâces au Seigneur ! ». C'est pourquoi j'aimerais déposer spécialement en ce jour sur la patène, toutes vos intentions, vos joies et vos peines, tout ce que vous êtes et faites au quotidien pour grandir dans la sainteté. Que Jésus saisisse vos vies dans son offrande pour en faire un sacrifice d'agréable odeur à son Père qui puisse retomber sur vous tous en pluie de grâces. Demandons d'un cœur fervent à Notre-Dame des prêtres saints et des vocations nombreuses. Faisons nôtre cette belle prière embrasée de saint Louis-Marie Grignion de Montfort : « O grand Dieu, qui pouvez des pierres brutes faire autant d'enfants d'Abraham, dites une seule parole en Dieu pour envoyer de bons ouvriers en votre moisson et de bons missionnaires en votre Église... Seigneur Jésus, souvenez-vous de donner à votre Mère une nouvelle Compagnie pour renouveler par elle toutes choses et pour finir par Marie les années de la grâce, comme vous les avez commencées par elle : donnez des enfants et des serviteurs à votre Mère ! » (Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, Prière embrasée, in Œuvres complètes, Seuil, 1966, pp. 676-677).

            Avec Elle, chantons un beau Magnificat, le chant de louange le plus agréable à Dieu. Et que cette joie débordante inonde nos cœurs et le monde. Oui, « j'avancerai vers l'autel de Dieu, vers Dieu qui réjouit ma jeunesse » (Ps 42, 4). « Demandons à Dieu qu'il fasse descendre sur notre vie, chaque fois que c'est nécessaire, quelque chose de l'éclat de cette joie ; qu'il donne au prêtre, qui s'avance pour la première fois ( ) vers l'autel de Dieu, le rayonnement toujours plus profond et plus pur de cette joie. Qu'elle l'illumine encore lorsqu'il s'avancera pour la dernière fois vers l'autel de l'éternité, où Dieu sera, ainsi que nous l'espérons, la joie de notre vie éternelle, de notre jeunesse sans fin. Amen » (Cardinal Joseph Ratzinger, Serviteurs de votre joie, Fayard, 1990, p. 24) !





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Blanzay

 

  28 août 2016

 

 

Cher Monsieur le Curé, cher Abbé Philippe, chers Frères prêtres et séminaristes, chers Frères et Sœurs,

 

 

Au soir de cette journée, il ne nous reste qu'à dire MERCI. Merci à Dieu, notre Père; merci à NSJC, le souverain  et unique grand Prêtre dont les prêtres sont ici-bas les ministres, ceux qu'Il utilise pour rendre son sacrifice présent sur l'autel et pour en distribuer les fruits; merci à Notre Dame qui est à un titre particulier la Mère des prêtres; merci à vous prêtres qui entourez l'Abbé Philippe et qui vous efforcez dans vos divers apostolats de rayonner le Christ et la joie de le servir; merci à vous chers fidèles de Blanzay et d'ailleurs qui bénéficiez de tant de bons exemples et de solides enseignements dans la fidélité aimante à la Sainte Église notre Mère et à son Chef 'le doux Christ en terre', selon l'expression de ste Catherine de Sienne.

 

Le  sacerdoce des prêtres est un vrai mystère que nous ne comprendrons bien qu'au Ciel, comme l'a dit le St Curé d'Ars. Simple homme, pauvre pécheur (car nous sommes tous pécheurs), le prêtre a le pouvoir de rendre vraiment et réellement présent sur l'autel le sacrifice du calvaire que NSJC a offert une fois pour toutes à son Père pour la rémission des péchés du monde. Telle est la vérité à laquelle nous adhérons dans la foi.

Après avoir institué le sacrement de la Sainte Eucharistie, NS a institué le sacrement de l'ordre en disant aux apôtres: "vous ferez ceci en mémoire de moi". Sainte Faustine a laissé un lumineux témoignage sur ce mystère: "En cette heure de prière Jésus me permit d’entrer dans le Cénacle et j’assistai à ce qui s’y passait. Je fus très émue quand, avant la consécration, Jésus leva les yeux au ciel et entra dans une mystérieuse conversation avec Son Père. Ce n’est que dans l’éternité que nous comprendrons ce moment-là. Ses yeux étaient comme deux flammes, Son visage rayonnant, blanc comme la neige, toute Sa personne empreinte de majesté. Son âme pleine de lassitude, se reposa au moment de la consécration: l’amour était assouvi, le sacrifice pleinement accompli. Maintenant il ne restait plus que la cérémonie extérieure de la mort à accomplir, la destruction extérieure. L’essence est au Cénacle. De toute ma vie je n’ai jamais éprouvé une si profonde connaissance de ce mystère, comme durant cette heure d’adoration. Oh! que je désire ardemment que le monde entier connaisse cet insondable mystère"(Petit Journal 683)! Dans cette 'mystérieuse conversation (de Jésus) avec son Père' on peut voir l'offertoire de cette toute première messe célébrée par le Seigneur lui-même: en cet instant, il a redit son 'oui' sans réserve au plan de Dieu qui devait s'accomplir dans l'acte du plus grand amour qui soit qui est, avait-il dit, de 'donner sa vie pour ceux qu'on aime'. Viennent ensuite les paroles par lesquelles il a rendu son corps et son sang présents sous les apparences du pain et du vin, en vue de la communion, 'mangez et buvez-en tous'. Au Cénacle, NS a offert, sous le mode sacramentel et non sanglant, le sacrifice sanglant qu'Il devait offrir quelques heures plus tard sur la croix dressée au sommet du Calvaire. Il ne faut jamais oublier que la messe et la croix sont un même et unique sacrifice. S.Jean Paul II disait: 'aller à la messe c'est aller au Calvaire, pour y rencontrer le Christ dans son sacrifice'.  "Oh! Quels terribles mystères ont lieu pendant la Sainte Messe, écrit  sainte Faustine. Un grand mystère s’accomplit pendant la Sainte Messe. Avec quelle piété devrions-nous écouter et prendre part à cette mort de Jésus. Nous connaîtrons un jour ce que Dieu accomplit pour nous à chaque Messe et quel don Il y prépare pour nous. Seul Son amour divin a pu vouloir nous gratifier d’un tel don" (PJ 913)! Ces vérités nous montrent avec quelles dispositions nous devons tous nous approcher de ce mystère qui est vraiment le cœur de notre vie chrétienne. Sainte Faustine (encore elle, mais ses écrits sont un trésor émaillé des paroles de Jésus lui-même dont il faut  tirer profit) écrit: "Après avoir reçu la Sainte communion, tout à coup je vis le Cénacle dans lequel se tenaient le Seigneur Jésus et les Apôtres. J’ai vu l’institution de l’Eucharistie. Jésus me permit de pénétrer et de comprendre de l’intérieur Sa grande Majesté et en même temps Sa grande humiliation. Cette étrange lumière qui me permit de connaître Sa Majesté m’a découvert en même temps ce qui est dans mon âme... Jésus me fit connaître la profondeur de Sa douceur et de Son humilité. Il me fit comprendre qu’Il exigeait expressément de moi ces deux qualités"(PJ 756-7). Majesté et humilité, voilà ce qui caractérise le prêtre; il est grand parce qu'il est un autre Christ qu'il s'efforce d'imiter; il doit être humble parce qu'il sait qu'il n'est que le fragile et pauvre  instrument dont Jésus daigne se servir pour prononcer ses propres paroles à la messe, et pour administrer les sacrements; c'est au nom du Christ qu'il baptise, c'est au nom du Christ qu'il remet les péchés, qu'il assiste les malades et leur donne la dernière onction et le saint Viatique au terme de leur pèlerinage. La Mère Térésa (que l'on appellera à partir de dimanche prochain 'Sainte Mère Térésa') montra un jour à un séminariste le fond d'un calice en lui disant: 'là est la place du prêtre'. En trois mots, tout est dit; le prêtre qui offre le saint Sacrifice, doit vivre intimement ce sacrifice et s'offrir lui-même  en union avec NS. Le saint Curé d'Ars était convaincu que toute la ferveur de la vie d'un prêtre dépendait de la Messe: 'la cause du relâchement du prêtre, disait-il, c'est qu'on ne fait pas attention à la messe ! Hélas ! Mon Dieu ! Qu'un prêtre est à plaindre quand il fait cela comme une chose ordinaire'(cité par SS Benoît XVI, Lettre aux prêtres, 16 juin 2009);  et il avait pris l’habitude, quand il célébrait, d’offrir toujours le sacrifice de sa propre vie : « Oh! disait-il, qu’un prêtre fait bien de s’offrir à Dieu en sacrifice tous les matins »(cité par SS Benoît XVI, Lettre aux prêtres, 16 juin 2009). Souvenons-nous, chers Frères et Sœurs, de ce qu'affirmait saint Pierre à l'intention de tous les baptisés: 'vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, pour proclamer les louanges de Celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière'(I P 2,9). C'est pourquoi, à la fin de l'offertoire, le prêtre vous invite à la prière en des termes très précis auxquels il faut donner tout leur poids: 'Orate Fratres... Priez, mes frères, pour que mon sacrifice, qui est aussi le vôtre, puisse être agréé par Dieu le Père tout-puissant. Et vous répondez: Que le Seigneur reçoive de vos mains le sacrifice, à la louange et à la gloire de son nom, et aussi pour notre bien et celui de toute sa sainte Église'. Telle est la véritable participation active à la sainte liturgie recommandée par le Concile; elle consiste avant tout dans l'union de nos cœurs et de nos âmes au Christ s'offrant pour le salut et la vie du monde. Jamais nous n'attacherons trop d'importance à la célébration et à l'assistance à la sainte Messe. Parlant des trésors de grâce contenus dans la Sainte Eucharistie, sainte Faustine écrivait: 'Ô Jésus, mon Jésus, mon âme est pénétrée d’une si grande douleur quand je vois cette source de vie jaillissant avec tant de douceur et de puissance pour chaque âme et que je vois aussi, malgré cela des âmes flétries et qui dépérissent par leur propre faute. Ô mon Jésus, faites que la puissance de la miséricorde s’empare de ces âmes'(PJ 913)! A plusieurs reprises elle a entendu les plaintes du Seigneur devant le peu de respect avec lequel certaines personnes venaient à la sainte communion.  "J’ai vu comme Jésus, dans la sainte Communion, entrait à contrecœur dans certaines âmes. Il m’a répété ces mots: 'J’entre dans certains cœurs comme pour une seconde passion'... Aujourd’hui, j’ai connu avec quelle aversion le Seigneur s’approche de certaines âmes pendant la Sainte Communion. Il va vers ces cœurs comme Il irait au cachot pour être martyrisé et supplicié. J’ai imploré Son pardon et je l’ai dédommagé de cet affront"(PJ 1597 et 1279). La Sainte Vierge a dit à Estelle Faguette, la voyante de Pellevoisin: 'Ce qui m'afflige le plus, c'est le manque de respect qu'on a pour mon Fils dans la sainte communion'.

De telles paroles ne sont-elles pas une invitation à nous examiner sur le culte que nous devons rendre à Dieu, et que nous lui rendons dans le Saint Sacrement? Oui, NS est vraiment et réellement présent dans le tabernacle. Il est là et il nous attend; il attend notre prière, notre adoration silencieuse; il attend nos confidences sur nos joies comme sur nos peines car rien de ce qui fait notre vie ne lui est indifférent. Et il est tout disposé à nous porter secours et à nous introduire dans sa bienheureuse intimité: "Voici, je me tiens à la porte et je frappe; si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui pour souper, moi près de lui et lui près de moi"(Apoc 3,20). Il cherche aussi des âmes qui partagent la soif qui le torturait sur la Croix, la soif des âmes, la soif de communiquer son amour. 'Je vis, un jour, Jésus assoiffé et s’évanouissant, raconte sainte Faustine. Il me dit: «J’ai  soif.» Quand je donnais de l’eau au Seigneur, Il l’accepta, mais ne but pas et disparut tout de suite. Il était habillé comme pendant Sa Passion'(PJ 582) . La sainte Mère Térésa a fait elle aussi, et de manière très intense, l'expérience de cette soif, et elle voulait la communiquer à ses sœurs ainsi qu'au monde entier si possible. Voici ce qu'elle a raconté à ses religieuses: "Il y a un certain temps, j'ai reçu une lettre d'un prêtre, un saint prêtre. Il avait écrit une longue lettre où il disait qu'il était entrain de prier sans penser en rien à nous quand il avait entendu Jésus lui dire clairement : "dis à M.Térésa :'j'ai soif' .Il ne voulait pas dire M.Térésa seulement, il voulait dire chacune de vous (et osons ajouter chacun de nous ici présents). Essayez aujourd'hui d'entendre votre propre nom et Jésus qui dit :'j'ai soif' Quelle sera votre réponse ? Entendez Jésus le dire clairement. Soyez convaincues que c'est Jésus qui l'a dit et je suis bien sûre que cela devait être Jésus. Mettez-vous simplement devant le tabernacle. Ne laissez rien vous déranger. Entendez votre propre nom et 'j'ai soif'.  J'ai soif de pureté, j'ai soif de pauvreté, j'ai soif d'obéissance, j'ai soif de cet amour de tout cœur, j'ai soif de cet abandon total... Il a soif de cet abandon total.   Grandissez dans cet amour intime et vous comprendrez non seulement 'j'ai soif', mais tout.Humainement, nous ne pouvons pas comprendre 'Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés','soyez saints comme je suis saint'. Mais tout découle de 'j'ai soif' … Défaites-vous vite du péché pour que nous puissions entendre Jésus dire :'j'ai soif de votre amour'. La chose la plus importante, c'est qu'il nous faut rencontrer la soif de Jésus, mais cette rencontre de la soif de Jésus est un grâce"(Dieu est là 82-83).

Enfin, demandons à la Sainte Vierge de présenter à Dieu notre action de grâces pour le don du sacerdoce et du Saint Sacrement; demandons-lui d'intercéder pour que se multiplient ces apôtres des derniers temps que s. Louis-Marie G. de M. a annoncés, ayant 'le crucifix dans la main droite et le chapelet dans la gauche'; demandons-lui de nous aider à devenir ces adorateurs en esprit et en vérité que cherche le Père; demandons-lui de renouveler en nous ou de nous 'garder un cœur d'enfant, pur et transparent comme une source... un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour, et dont la plaie ne guérisse qu'au ciel'. Ainsi soit-il.


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Pèlerinage Italie 2016

publié le 2 sept. 2016 à 13:01 par Olivier du Chambon   [ mis à jour : 8 mars 2017 à 02:25 ]


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15 Août 2016

publié le 2 sept. 2016 à 11:58 par Olivier du Chambon   [ mis à jour : 8 mars 2017 à 02:19 ]

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Pèlerinage pour les vocations

publié le 21 mai 2016 à 12:31 par Olivier du Chambon   [ mis à jour : 21 mai 2016 à 12:33 ]

Pèlerinage 2016 pour les vocations


Communion solennelle 2016

publié le 7 mai 2016 à 00:04 par Olivier du Chambon   [ mis à jour : 7 mai 2016 à 00:05 ]

Chandeleur 2016

publié le 5 févr. 2016 à 04:11 par Olivier du Chambon   [ mis à jour : 5 févr. 2016 à 04:11 ]



Merci pour ces peluches de la Chandeleur distribuées aux petits enfants.


Merci à tous ceux qui sont venus aider au démontage de la crèche.

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