Actualités

 

Le Professeur Jérôme Lejeune déclaré "Vénérable".

publié le 22 janv. 2021, 08:26 par Pierre Roland-Gosselin   [ mis à jour : 22 janv. 2021, 08:34 ]

"Le 21 janvier 2020, le Pape François a accepté la promulgation du décret reconnaissant l’héroïcité des vertus de Jérôme Lejeune, après le vote positif du congrès des théologiens et des évêques et cardinaux réunis en session ordinaire le 12 janvier 2021.

Pour notre Fondation qui porte le nom de Jérôme Lejeune, cette nouvelle constitue une immense joie et contribuera à faire rayonner le nom de Jérôme Lejeune en France et à travers le Monde, Pionnier de la génétique moderne, médecin, grand savant et Homme de foi.

Cette annonce intervient dans un contexte alarmant pour le respect de la vie en France, alors que la loi de bioéthique toujours en discussion au Parlement chosifie et déshumanise toujours plus l’embryon qui est le plus jeune membre de l’espèce humaine.

Ce combat pour le respect de l’embryon, Jérôme Lejeune l’avait mené durant toute sa vie, opposant historique de la Loi Veil qui légalisa l’avortement en France en 1975, et qui avait vu dès la première loi de bioéthique en 1994, juste avant sa mort, en tant que chercheur et médecin, où nous conduiraient la fécondation in vitro et la recherche sur l’embryon.

Premier président de l’Académie pontificale pour la vie nommé par Jean-Paul II, l’Eglise catholique reconnaît un homme de science exceptionnel qui avait mis son intelligence, ses talents et sa foi au service de la dignité des personnes blessées par un handicap mental, parmi lesquels les enfants porteurs de trisomie 21.

Pour Jean-Marie Le Méné, Président de la Fondation, cette décision constitue un grand encouragement pour poursuivre l’œuvre du Professeur Jérôme Lejeune au service de la vie : « La qualité d’une civilisation se mesure au respect qu’elle porte aux plus faibles de ses membres ». »


Le Professeur Jérôme Lejeune déclaré "Vénérable".


150 ans des Apparitions de Pontmain

publié le 17 janv. 2021, 11:15 par Pierre Roland-Gosselin   [ mis à jour : 17 janv. 2021, 11:16 ]

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Messe présidée par Mgr Celestino Migliore, nonce apostolique en France et ouverture de la Porte Sainte

Que nos yeux s'ouvrent!

publié le 14 janv. 2021, 06:05 par Pierre Roland-Gosselin

Que nos yeux s'ouvrent

le texte ( lien), a été rédigé par la Conférence des évêques de France pour inviter les chrétiens à jeûner et à prier à l'occasion de l'examen prochain par le Sénat du projet de loi de bio-éthique.

Il nous est proposé de prier et de jeûner plus particulièrement durant les 4 prochains vendredis (du vendredi 15 janvier au vendredi 5 février inclus).


https://eglise.catholique.fr/sengager-dans-la-societe/eglise-et-bioethique/nos-yeux-souvrent-quatre-vendredis-de-jeune-de-priere-sortir-dune-bioethique-aveuglee/



Message de Noël de Monseigneur Aillet

publié le 14 janv. 2021, 01:43 par Paroisse Blanzay


                                                                            "Défendez votre liberté !"

A l’approche de Noël, c’est un monde épuisé qui s’offre à nos yeux. Epuisé en particulier par la gestion inédite d’une épidémie dont nous voyons se multiplier les conséquences désastreuses, d’ordre psychologique et spirituel, économique et social, directement liées aux mesures de confinement et aux nombreuses restrictions des libertés qui en découlent.

Le climat d’anxiété qui pèse sur beaucoup, entretenu par un discours officiel volontiers alarmiste et culpabilisateur, révèle l’état actuel de l’humanité. Dépouillée de ces fausses sécurités qui lui donnaient une confiance excessive dans les progrès de la science et de la technique, elle apparaît plus que jamais fragilisée, dans une situation comparable à celle décrite par le livre de la Genèse, au soir de la chute, où Adam, entendant la voix du Seigneur Dieu dans le jardin, « Adam, où es-tu ? », répondit : « J’ai eu peur, parce que je suis nu, et je me suis caché » (Gn 3, 9-10). 

Et en effet, l’homme tend plus que jamais à se séparer de Dieu, son Créateur et Père : « A ce moment de notre histoire, comme l’écrivait Benoît XVI, le vrai problème est que Dieu disparaît de l’horizon des hommes, et tandis que s’éteint la lumière provenant de lui, l’humanité manque d’orientation et ses effets destructeurs se multiplient en son sein ». Les atteintes, pour raison sanitaire, « manifestement et gravement illégales » à la liberté de culte, dénoncées par le Conseil d’Etat, et le projet de loi pour renforcer les principes républicains, en vue de combattre le séparatisme islamiste, pourraient bien contribuer à restreindre un peu plus la liberté religieuse.

En outre, l’homme est de plus en plus amputé de ses liens les plus naturels avec ses semblables. A l’éclatement de la famille, aux violences faites à l’enfant à naître, aux entorses à la filiation et aux multiples fractures qui déchirent le tissu social, s’ajoutent de nombreuses entraves à la liberté de réunion et de rassemblement, que viennent renforcer les mesures de distanciation physique et les gestes-barrières, conduisant à décourager les réunions familiales et amicales et à condamner un nombre croissant de personnes à l’isolement, voire à la solitude extrême. Quand les corps intermédiaires disparaissent, à commencer par la famille, première communauté naturelle et cellule de base de toute société humaine, l’individu se retrouve seul et démuni face à l’Etat, qui affiche une prétention exorbitante à régir la vie des citoyens dans les moindres détails ... jusqu’à limiter le nombre des convives pour le repas de Noël en famille ! Le principe de subsidiarité semble avoir volé en éclats et le principe de solidarité paraît quelque peu dénaturé : on prétend par exemple sauver des vies et des médecins ont été empêchés de soigner leurs patients ! 

Le consentement des citoyens, qui se soumettent à des injonctions disproportionnées, ne laisse pas d’inquiéter. Comme s’ils étaient entraînés, par l’individualisme ambiant, érigé en modèle exclusif de vie sociale, à privilégier l’inclination naturelle à la conservation de leur être propre, dont la santé est en effet un facteur essentiel. Mais au détriment des autres inclinations qui révèlent les finalités plus hautes de la personne humaine : l’inclination à l’amitié, au-delà de l’utile, qui appelle des relations fondées dans la gratuité du don ; et l’inclination à la connaissance de la Vérité, en particulier sur Dieu, qui manifeste l’ouverture foncière de l’homme à la Transcendance, garantie de sa liberté.

C’est alors que cette hymne adressée au Christ Rédempteur, au temps de l’Avent, prend tout son sens : « Tu as sauvé un monde épuisé, donnant aux pécheurs le remède ». C’est dans ce contexte de crise que nous accueillerons la naissance de Jésus à Noël. Dieu lui-même vient à notre secours et, comme dit le psalmiste : « Mieux vaut s’appuyer sur le Seigneur que de compter sur les hommes ; mieux vaut s’appuyer sur le Seigneur que de compter sur les puissants » (Ps 117, 8-9). 

Dieu s’est fait petit enfant, pour ne pas nous effrayer. Depuis la crèche de Bethléem, il semble nous dire, comme aux heures les plus difficiles de l’histoire de son Peuple : « je suis Dieu, il n’en est pas d’autre » (Is 45, 21); et : « Confiance, c’est moi : n’ayez pas peur ! » (Mc 6, 50). Ne vous laissez pas gagner par la peur qui paralyse et empêche de prendre du recul pour évaluer la gravité de l’épidémie et de la hauteur pour discerner les vraies finalités de l’existence humaine. N’ayez pas peur de venir à Jésus ! Lui seul a les paroles de la vie éternelle. Avec lui, qui est toujours avec nous, nous ne craignons aucun mal : il ouvre devant nous, au cœur de nos plus lourdes épreuves, un chemin de lumière et de vie, d’espérance et d’amour. 

Il est notre Sauveur et notre libérateur. Comme nous y exhortait de manière étonnamment prophétique le Pape saint Jean Paul II à Lourdes, le 15 août 2004 : « Soyez des femmes et des hommes libres ! Mais rappelez-vous : la liberté humaine est une liberté marquée par le péché. Elle a besoin elle aussi d’être libérée. Christ en est le libérateur, lui qui “nous a libérés pour que nous soyons vraiment libres” (Ga 5, 1). Défendez votre liberté ! ». Demandez humblement à Jésus de vous libérer intérieurement de ce qui vous rend esclaves de vos penchants mauvais et de vos idoles. Et par tous les moyens légaux, unissez-vous pour défendre courageusement vos libertés fondamentales si menacées aujourd’hui.

Résistez à la dispersion et à l’esprit de division : renforcez vos relations familiales, reconstituez vos liens de proximité et de solidarité pour agir de concert, « ne désertez pas vos assemblées, comme certains en ont pris l’habitude, mais encouragez-vous, d’autant plus que vous voyez s’approcher le jour du Seigneur » (He 10, 25).

Venons à la crèche et supplions l’Enfant-Dieu de nous venir en aide. Prions avec confiance la Vierge Marie de nous porter secours.

Saint et joyeux Noël !

  + Marc Aillet, Evêque de Bayonne, Lescar et Oloron


                                                          

"Tous frères", ou frères dans la foi ?

publié le 5 oct. 2020, 11:04 par Paroisse Blanzay

Le pape François a rendu publique dimanche 4 octobre sa troisième encyclique, intitulée, en italien, Fratelli tutti, ou Tous frères. Nombreux sont ceux qui aiment à répéter, à l’envi, que le pape ne doit pas « faire de politique ».
S’il n’est pas dans son rôle de donner des consignes de vote, la vision anthropologique qui se dégage de ses écrits, a, évidemment, à voir avec la politique, et cela était déjà le cas à l’époque de saint Jean-Paul II, dont le pontificat fut évidemment politique, ou encore de Benoît XVI.

Le texte du pape François n’échappe pas à la règle, mais va même plus loin, en se positionnant explicitement sur des questions très politiques, qui malheureusement sont empreintes, dans le meilleur des cas, d’un angélisme irénique sans responsabilité, au pire, de relents de marxisme du pauvre.
Si le constat de départ relève de l’évidence – la faillite du néolibéralisme, et le triomphe d’un individualisme mortifère – les solutions pour remédier à cet état de fait ne peuvent que laisser perplexe.

La parabole du Bon Samaritain constitue l’une des chevilles du texte : l’homme secouru et soigné sur le bord de la route devient ainsi sous la plume du pape François la figure du « migrant », éternel racheté. Il faut pourtant le rappeler : dans le contexte évangélique, ni le Samaritain, ni l’homme blessé et soigné ne sont des « étrangers ». Dans l’exploitation qui est faite de la parabole, une certaine confusion est à l’œuvre : l’impératif de charité individuelle est une chose, la préservation de l’équilibre des nations par le pouvoir politique en est une autre, et ce n’est pas la première fois que les ordres sont ainsi confondus, donnant lieu à une vision sentimentaliste de la politique, avec de gentils étrangers à accueillir à bras ouverts s’opposant à de méchants gouvernements ou hommes politiques xénophobes, populistes et nationalistes – des termes utilisés avec récurrence dans le texte pontifical.

L’horizon proposé par François dans ce texte pose question : très politique, trop politique. La formule « une amitié sociale inclusive et une fraternité ouverte à tous» a des airs de discours de campagne d’Anne Hidalgo, tout comme sa vision d’une « culture de la rencontre ». Le pape François ne se contente pas de poser des principes vagues comme «l’amitié sociale inclusive » ; il se prononce en faveur de pistes concrètes problématiques, par exemple le renforcement des organisations internationales, ou une « gouvernance globale des migrations », sans avoir la prudence de rappeler que les instances internationales et supranationales sont aujourd’hui les meilleures garantes d’une gouvernance mondiale au service de la culture de mort. Il prend acte de l’affaiblissement des Etats-nations, non pour appeler à leur renouveau, mais pour qu’ils s’effacent au profit du transnational, une idée déjà contenue dans Laudato Si.

Au nom d’une fraternité universelle politiquement irréalisable, le pape François a pris le parti d’abattre trois réalités cruciales : les frontières, passées par pertes et profits, de même que toute idée de nation comme garante d’une culture et d’une identité héritées. Les frontières ne sauraient s’opposer à l’arrivée du migrant, qui ne doit pas être exclu, ni considéré comme minoritaire, mais doit bénéficier sans conditions de la citoyenneté dans son pays d’accueil. La propriété privée est aussi relativisée. Enfin, « jamais plus la guerre » : le pape s’attaque à la notion de guerre, dans une déclaration d’intention qui a des relents de pacte Briand-Kellogg, par lequel les nations s’engageaient en 1928 à faire « guerre à la guerre », avec les conséquences brillantes que l’on sait.

A la lecture de ce texte, le lecteur ne peut s’empêcher de considérer que notre pape reste marqué par des conceptions qui ont fait les beaux jours de la théologie de la libération en Amérique latine dans les années 1970, comme lorsqu’il fait l’apologie de l’économie populaire et de la production communautaire. Pour finir, en appelant à une fraternité universelle sans contours, le risque est grand d’oublier qui est le frère. Le pluralisme religieux est entériné comme un fait non négociable, comme en témoigne le huitième chapitre : « Les religions au service de la fraternité dans le monde ». Le catholicisme apparaît comme une option parmi d’autres dans le grand marché de la recherche du bien commun. Au passage, on relèvera des déclarations que ne renieraient pas les journalistes de BFM sur le terrorisme fruit d’une interprétation erronée des textes religieux. Il n’est pas anodin que le pape reprenne à l’occasion de l’encyclique le Document sur la fraternité humaine pour la paix mondiale et la coexistence commune, signé à Abou Dhabi, avec le Grand-Imam d’Al-Azhar, Ahmed Al-Tayyeb. Le dialogue est érigé en valeur auto-référente, au détriment de la mission et de la conversion, dont il est bien peu question dans cette encyclique. Le pape achève son texte par une référence à Charles de Foucauld, l’apôtre du désert, qui se voulait être le « frère universel ». Mais - et cela, Charles de Foucauld le savait bien - l’ultime fraternité possible n’est-elle pas celle de la foi ?

Constance Prazel

Mgr Aillet : “la société s’engouffre dans la dictature.

publié le 13 août 2020, 10:21 par Paroisse Blanzay

Il y a une manipulation des esprits grâce à une gestion par la peur”
Mgr Aillet : “la société s’engouffre dans la dictature. Il y a une manipulation des esprits grâce à une gestion par la peur”

Dans un entretien donné à Valeurs Actuelles, Mgr Marc Aillet ne mâche pas ses mots sur la loi de bioéthique, nos parlementaires, la crise du COVID… :

[…]

L’Église s’est toujours opposée à la PMA bien avant que le gouvernement veuille l’ouvrir aux couples lesbiens. Quand on parle d’avancées et de progrès, on ne dit pas que le taux de réussite de la PMA est extrêmement faible. La réussite ne dépasse pas 14%. Non seulement, c’est un parcours du combattant pour les couples qui recourent à la PMA, mais en fin de parcours ce sont aussi des destructions d’embryons. Toute PMA induit une destruction et le tri d’embryons. A la conclusion de toute opération, il y a des « réductions embryonnaires », autrement dit des avortements. C’est scandaleux. Scientifiquement, l’être prend vie dès la première cellule fécondée. Il n’y a pas de seuil entre la fécondation et la mort qui puisse indiquer le commencement d’une vie humaine. Aussi, la PMA qui sera ouverte aux couples lesbiens sera remboursé à 100% par la sécurité sociale sans qu’il y ait une cause d’infertilité médicalement diagnostiquée. Alors que certaines maladies ne sont pas, peu ou plus remboursées, les traitements de la maladie d’Alzheimer par exemple. Les Français doivent savoir que le budget de la sécurité sociale pour lequel ils cotisent pourra être utilisé dans le cadre de la PMA pour toutes. Les Français cotiseront pour une opération qui fabriquera des enfants intentionnellement et légalement privés de père. Les autres sujets ne sont pas à omettre. Par l’ouverture sur la recherche sur les embryons transgéniques et chimériques, la frontière entre l’homme et l’animal est abolie. Mais il ne faut pas aussi oublier la généralisation du diagnostic pré-implantatoire des aneuploïdies (DPI-A) pour traquer les embryons porteurs d’anomalies chromosomiques. C’est ni plus ni moins un eugénisme d’État qui est mis en place. De plus, la manipulation des embryons va être a nouveau libéralisée. L’embryon devient une souris de laboratoire.

[…]

L’Église de France s’est assez bien mobilisée. Pourtant, je pense que l’on aurait dû avoir une voix unie pour avoir une voix forte. Cela était prévu mais on a beaucoup tardé à le faire parce que les sujets qui préoccupaient les Français étaient très éloignés de la loi bioéthique : réforme des retraites, Covid-19, confinement, réouverture des lieux de cultes, etc. Mais, les évêques de manière personnelle et par les réseaux sociaux ont été fermes. Il est important d’avoir un message pour réveiller les consciences. Même si nous avons perdu une bataille, la guerre est toujours à gagner. Je ne crois plus au dialogue courtois avec les parlementaires, les scientifiques ou le gouvernement comme nous avons pu le croire avant. De fait, le dialogue n’est pas à double-sens. En face, les personnes ne s’intéressent absolument pas aux arguments de raison que nous avançons. L’idée en faveur de la vie depuis la conception naturelle est imparable. Les gens avec qui nous discutons ont des oreilles mais n’entendent ou alors ne veulent pas entendre. Ce n’est donc plus l’heure du dialogue. Il faut avoir une parole d’autorité, une parole ferme qui parle à la conscience des hommes et des femmes de bonne volonté. Ce n’est pas cela qui fera basculer les parlementaires même si les citoyens convaincus vont essayer de joindre les parlementaires de notre diocèse pour les mettre en face leur responsabilité. Nous courrons vers une rupture anthropologique majeure, un défi civilisationnel qui ne concerne pas seulement la vie quotidienne des gens mais l’avenir de l’humanité. Ceci dit, je crois beaucoup à la prière et au jeûne. Je pense que la conversion de tous est nécessaire parce que la destruction de l’humanité accoure et qui à la fin se retournera contre tous. Je finis par dire comme le prophète Jonas, seul prophète que Dieu envoie vers des païens : encore 40 jours et Ninive sera détruite. C’est un symbole mais cela veut dire que le mission de l’Église est prophétique. Il ne faut pas avoir peur de ne pas être audible car ce n’est pas un problème. Le danger serait de parler selon les critères de l’audimat. Si cette parole est celle de la Vérité, elle touchera les coeurs de ceux qui sont prêts à l’entendre.

[…]

La législation de la gestation pour autrui (GPA) est certaine. Nous courrons tout droit vers la manipulation de l’être humain et plus seulement celle de l’embryon. Jour après jour, la société s’engouffre dans la dictature. On l’a bien vu dans le traitement préventif du fameux coronavirusIl y a une manipulation des esprits grâce à une gestion par la peur. Même si je ne minimise pas les effets de cette épidémie, je me dis que les 30 000 morts en six mois ne méritaient pas autant de privations de libertés individuelles. On est en droit de se poser des questions. Pour l’Église, le premier principe n’est pas la santé des corps mais le salut des âmes. Cela nous appelle encore plus à l’annonce de l’Évangile, à la conversion et à se souvenir que notre fin dernière n’est pas sur Terre mais dans les cieux. […]

Message de Mgr Marc Aillet - Vote de la loi bioéthique

publié le 24 juil. 2020, 02:11 par Paroisse Blanzay


En dépit de la crise sanitaire du coronavirus et des graves difficultés économiques et sociales qui en découlent (récession, faillites en chaîne, explosion prévisible du nombre de demandeurs d’emploi, etc.), le Président de la République a souhaité prolonger jusqu’au 31 juillet la session extraordinaire du Parlement en vue de l’examen, en seconde lecture, à l’Assemblée nationale, du projet de loi relatif à la bioéthique. Le Président de la République et le gouvernement font ainsi de l’adoption de ce texte une priorité absolue, contrairement à l’écrasante majorité de nos concitoyens qui, dans le contexte actuel, sont 71% à penser que ce projet de loi devrait être suspendu ou retiré… ou qui ne sont que 1% à considérer que la procréation médicalement assistée pour les femmes seules et les couples de femmes est une priorité, selon une enquête IFOP réalisée du 12 au 15 juin 2020 auprès d’un échantillon représentatif de 1005 personnes…

Ce parti-pris en dit long sur les présupposés idéologiques qui semblent inspirer l’action des pouvoirs publics, comme sur l’influence prédominante qu’exercent, au sein de la classe politique et des milieux dirigeants, certains lobbies, pourtant ultra-minoritaires.

Faut-il rappeler que l’ouverture, sans motif thérapeutique d’infertilité, de la procréation médicalement assistée aux femmes célibataires comme aux couples de femmes, revient à priver délibérément les enfants ainsi conçus de toute possibilité de connaître leur père et leur filiation paternelle, en dépit de la Convention internationale des droits de l’enfant de l’ONU ratifiée par la France selon laquelle tout enfant a « dans la mesure du possible, le droit de connaître ses parents et d'être élevé par eux »(art 7-1) ?

Le projet de loi bioéthique sera examiné en séance publique à partir du 27 juillet à l’Assemblée nationale, mais les travaux de la « commission spéciale bioéthique » qui viennent de s’achever ont considérablement aggravé le contenu du texte que l’Assemblée nationale avait adopté en première lecture au mois d’octobre 2019 et que le Sénat avait profondément remanié en février dernier.

Ne reculant devant aucune transgression, les « apprentis-sorciers » de la « commission spéciale » sont en effet à l’origine d’un certain nombre de dispositions, qui se traduisent incontestablement par une « rupture anthropologique majeure ».

C’est ainsi que la « méthode ROPA » (« réception des ovocytes de la partenaire »), qui consiste à féconder l’ovocyte d’une femme avant de le réimplanter dans l’utérus de sa compagne, pour que l’une et l’autre puissent être reconnues comme étant la mère du même enfant, pourrait être légalisée, au prix d’un véritable éclatement de la maternité… A moins qu’il s’agisse d’une tactique visant à minimiser la gravité de la « PMA sans père » auprès des députés pour emporter plus facilement leur adhésion !

La commission spéciale entend également autoriser la création d’embryons transgéniques, c’est-à-dire la modification génétique des embryons humains, qui risque fort d’aboutir, à plus ou moins brève échéance, à la naissance d’enfants génétiquement modifiés.

Les membres de la commission ont encore la prétention d’autoriser la fabrication d’embryons chimères homme-animal, par insertion de cellules-souches humaines dans des embryons d’animaux.

L’élargissement du diagnostic préimplantatoire (DPI), c’est-à-dire du dépistage prénatal en vue de la destruction des embryons porteurs de certaines anomalies chromosomiques (telles que la trisomie 21) serait autorisé, à des fins ouvertement eugénistes.

Dans le même esprit, la commission spéciale bioéthique de l’Assemblée nationale autorise l’autoconservation des ovocytes (sans raison médicale) afin d’inciter les femmes en âge de procréer à remettre à plus tard leur projet de maternité… par PMA. Elle valide la technique du « bébé médicament », qui consiste à permettre la naissance d’un embryon exempt d’anomalies en vue d’utiliser ses cellules pour soigner un frère ou une sœur. Elle a voté la suppression du délai de réflexion d’une semaine avant une IMG (« Interruption Médicale de Grossesse », qui peut être pratiquée jusqu’à la veille de la naissance). Elle prévoit enfin la transcription automatique à l’état civil des enfants nés à l’étranger d’une GPA (« Gestation pour Autrui »).

Dans ces conditions, qui ne serait effrayé devant une telle manipulation de l’être humain, réduit à un matériau disponible aux désirs égoïstes d’une minorité de privilégiés qui pèsent sur le marché, ou à des fins de recherche médicale, quand on prétend par ailleurs déployer tant d’énergies pour sauvegarder les espèces animales au nom de la protection de l’environnement ?

Comment ne pas manifester son indignation devant ce qui apparaît comme un passage en force, en plein cœur de la torpeur estivale, alors qu’après l’épreuve du confinement, les français sont en quête de détente et d ‘évasion ? Il est même à craindre que la psychose entretenue par la classe politico-médiatique autour d’une hypothétique deuxième vague de l’épidémie, conduisant à la mise en œuvre autoritaire de moyens disproportionnés pour lutter contre la pandémie, serve à détourner l’attention des citoyens de ces basses manœuvres politiques. Pourquoi en effet le Premier Ministre, dans son Discours de politique générale, omet-il d’évoquer le projet de loi bioéthique, alors qu’il est traité en urgence à l’Assemblée nationale ?

Faut-il que la conscience de nos contemporains soit à ce point anesthésiée pour ne plus savoir prendre la mesure de la gravité de telles transgressions destructrices de la dignité de la personne humaine, à commencer par la plus vulnérable ? Pourra-t-on longtemps encore offenser le Créateur en son dessein de sagesse et d’amour ?

Dans son encyclique « Evangile de la Vie », sur la valeur et l’inviolabilité de la vie humaine (25 mars 1995), saint Jean Paul II écrivait, en glosant l’épitre de saint Paul aux Romains : « Une grande partie de la société actuelle se montre tristement semblable à l'humanité que Paul décrit dans la Lettre aux Romains. Elle est faite d'« hommes qui tiennent la vérité captive dans l'injustice » (1, 18): ayant renié Dieu et croyant pouvoir construire sans lui la cité terrestre, « ils ont perdu le sens dans leurs raisonnements », de sorte que « leur cœur inintelligent s'est enténébré » (1, 21); « dans leur prétention à la sagesse, ils sont devenus fous » (1, 22), ils sont devenus les auteurs d'actions dignes de mort et, « non seulement ils les font, mais ils approuvent encore ceux qui les commettent » (1, 32). Quand la conscience, cet œil lumineux de l'âme (cf. Mt 6, 22-23), appelle « bien le mal et mal le bien » (Is 5, 20), elle prend le chemin de la dégénérescence la plus inquiétante et de la cécité morale la plus ténébreuse ».

« Cependant, ajoutait-il, toutes les influences et les efforts pour imposer le silence n'arrivent pas à faire taire la voix du Seigneur qui retentit dans la conscience de tout homme ; car c'est toujours à partir de ce sanctuaire intime de la conscience que l'on peut reprendre un nouveau cheminement d'amour, d'accueil et de service de la vie humaine » (n. 24).

Il ne manque pas d’hommes et de femmes de bonne volonté, dont la conscience est droite, et qui par leur témoignage, parfois héroïque, contribueront au Réveil des consciences.

                                                     

         + Marc Aillet

          Évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, le 18 juillet 2020

Extrait de l’homélie de Mgr Michel Aupetit aux obsèques de Birthe Lejeune

publié le 14 mai 2020, 00:14 par Paroisse Blanzay   [ mis à jour : 14 mai 2020, 00:21 ]

Hier à Saint-Germain l’Auxerrois.


Voici l’intégralité de l’homélie en audio.

« Moi, je suis la Résurrection et la Vie » (Jn 11,25). Cette phrase de notre Seigneur devrait être inscrite sur le frontispice de toutes les églises en attendant qu’elles le soient dans le cœur de tous les hommes. Marthe dit à Jésus : « Si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort ». Elle croit que Jésus peut empêcher la mort, qu’il peut sauver des vies, un peu comme le font les médecins. Pourtant, il s’agit de bien plus que cela car les médecins savent tous que leur combat contre la mort sera perdu un jour. Non, Jésus va ressusciter Lazare, le faire revenir d’au-delà de la mort. Il est la Vie. Toute vie vient de lui et retourne à lui.

Et pourquoi ce parcours de la vie à la Vie ? Pour apprendre à aimer, à aimer comme Dieu, à aimer pour apprendre à habiter la vie, pour que Dieu qui est amour vienne vivre en nous : « Si quelqu’un m’aime le Père et moi nous viendrons chez lui et chez lui nous ferons notre demeure » (Jn 14,23).

Aimer, c’est passer de la mort à la vie. Aimer, c’est donner sa vie.

Birthe et Jérôme Lejeune ont voulu aimer pour vivre, ont voulu vivre pour aimer. Alors, pourquoi ont-ils connu tant d’opposition violentes ?

Qui est contre la vie ? Qui est contre l’amour ? Satan, qui défigure l’amour dans les cœurs. C’est pourquoi ils ont été attaqués par des gens qui se réfugiaient derrière de fausses compassions afin de masquer leur lâcheté et leur veulerie.

Satan déteste la vie. Toute la culture de mort, de l’avortement à l’euthanasie en passant par la destruction d’embryons surnuméraires et la réduction embryonnaire, est son œuvre dans des cœurs aveuglés par un monde qui ne sait plus voir la beauté de toute vie.

Dieu pourtant nous avait donné accès à l’arbre de vie dès le commencement, quand nous vivions dans son intimité. Il insiste ensuite en renouvelant l’alliance avec Moïse : « Voilà, je mets devant toi la vie et la mort. Choisis donc la vie ! » (Dt 30,19).

Qu’il est dur d’être désavoué par ses amis, par ceux qui devraient vous soutenir. A l’intérieur même de l’Église, certains aveuglés par une idéologie mortifère ou par la peur du monde ont combattu avec une incroyable violence ceux qui était porteurs de l’amour et de la vie au nom du Seigneur.

Comme le Christ fût trahi, abandonné, le disciple qui le suit fidèlement connaît la douleur de l’abandon et de la trahison. C’est alors qu’en son cœur il peut dire avec le psalmiste : « Si l’insulte me venait d’un ennemi je pourrais l’endurer ; si mon rival s’élevait contre moi, je pourrais me dérober. Mais toi, un homme de mon rang, mon familier, mon intime ! Que notre entente était bonne quand nous allions d’un même pas dans la maison de Dieu ! » (Ps 54, 13-15).

C’est en contemplant l’amour de Jésus qui va jusqu’au bout que Birthe Lejeune a continué ce combat pour la vie dans l’amour en étant fidèle à son époux qui l’avait inauguré courageusement.

Aujourd’hui, elle peut dire après saint Paul : « J’ai combattu le bon combat » (2 Tm 4,7) et entendre le Christ l’accueillir auprès de son époux : « Entre dans la joie de ton Maître » (Mt 25,23).

+Michel Aupetit, archevêque de Paris.

Soutien et remerciement aux évêques qui défendent l'assistance à la messe

publié le 29 avr. 2020, 23:27 par Paroisse Blanzay

Plusieurs évêques ont eu le courage de parler nettement en faveur du droit des fidèles à assister à la messe. Nous vous invitons à les remercier chaleureusement. Pour cela, nous avons créé un courriel que vous pouvez signer ci-dessous et qui sera alors envoyé à:

Mgr Aillet, évêque de Bayonne

Mgr Aumônier, évêque de Versailles

Mgr Aupetit, archevêque de Paris

Mgr Ginoux, évêque de Montauban

Mgr Le Gall, archevêque de Toulouse

Mgr Malle, évêque de Gap

Mgr Rougé, évêque de Nanterre

Mgr Touvet, évêque de Châlons

(et, bien sûr, nous ajouterons volontiers les suivants, au fur et à mesure des prises de position!)

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Police-Délation... Le Combat contre l'Eglise continue...

publié le 22 avr. 2020, 12:57 par Paroisse Blanzay   [ mis à jour : 22 avr. 2020, 13:07 ]

Trois policiers armés font irruption dans une église parisienne pour demander l'arrêt d'une messe

Mgr Aupetit a fermement dénoncé l'incident, rappelant que la loi interdit «aux policiers d'entrer en arme dans une église».


Photo d'illustration.
 PASCAL ROSSIGNOL / REUTERS
Par Bénédicte Lutaud

Comme beaucoup de ses confrères en France, l'abbé Philippe de Maistre, curé de la paroisse Saint-André-de-l'Europe, à Paris (VIIIe), diffuse sur les réseaux sociaux la messe dominicale qu'il célèbre avec quelques concélébrants, confiné dans son église, pour ses paroissiens privés de messes publiques depuis le début du confinement. Mais dimanche dernier, 19 avril, alors en pleine célébration, le curé a vu avec surprise des policiers faire irruption dans son église... pour lui sommer d'arrêter la messe.

«Nous étions sept personnes : moi-même, un servant, un chantre, un organiste, et trois paroissiens pour donner la réplique et faire les lectures. Au milieu de la messe, trois policiers armés ont pénétré dans l’église, raconte le père Philippe de Maistre, encore choqué. Or, l’autorité de police dans une église, c’est le curé ! À part les pompiers, la police ne peut entrer, tant qu'elle n'est pas appelée par le curé.»

Le curé a également alerté l'archevêque de Paris, Mgr Michel Aupetit, qui a fermement dénoncé l'incident ce mercredi sur Radio Notre-Dame : «Les policiers sont entrés en arme dans l'église, or il y a interdiction formelle aux policiers d'entrer en arme dans une église. Il n'y avait pas de terroristes ! Il faut garder la tête froide et arrêter ce cirque. Sinon on va prendre la parole et (...) aboyer très fort!».


En effet, depuis les lois de laïcité de 1905 et de 1907, qui garantissent la liberté de culte, l'affectataire d'un lieu de culte bénéficie de pouvoirs souvent très larges. Ainsi, le prêtre est le seul en charge de la police intérieure de son église, aussi longtemps qu'il s'agit de préserver l'exercice du culte.

La police ne peut donc intervenir dans un sanctuaire qu'à la demande expresse du curé, à une exception près : si l'ordre public est menacé ; ce peut être un grave problème de sécurité, de tranquillité ou de salubrité, comme précisé dans un arrêt du Conseil d'État daté de 1993. La jurisprudence précise encore que les policiers doivent permettre aux personnes intéressées d'évacuer librement l'édifice, avant de faire usage de la force.

Une messe confinée, avec moins de dix personnes, constitue-t-elle un «trouble à l'ordre public» ? Difficile à défendre...

Un voisin aurait alerté la police

Que s'est-il passé à l'église Saint-André-de-l'Europe ? «J'ai fait le choix de continuer la messe, mais la police nous ordonnait d'arrêter. La chef des policiers a exigé qu'ils 'verbalisent le monsieur' - moi - et a laissé ses deux adjoints procéder. Mon servant d'autel, lui-même policier, a pu descendre pour dialoguer avec eux. Mais ils sont repartis au bout de vingt minutes après avoir exigé que les trois paroissiens sortent.»

L'abbé de Maistre, finalement, ne sera pas verbalisé. En revanche, scandalisé de cet incident en pleine célébration, il a joint la mairie du 8e, qui «a réagi très promptement» en s'entretenant avec le commissariat du 8e arrondissement, selon le père Philippe de Maistre. S'en est suivi un échange cordial entre le curé et le commissaire : «Je lui ai rappelé que les policiers n'avaient pas à interrompre une célébration et qu'ils devaient rester à l'extérieur s'ils entendaient verbaliser».

Selon le curé de Saint-André-de-l'Europe, l'incident a pu être provoqué par un voisin qui aurait alerté la police après avoir entendu l'orgue. «J'ai trouvé sur ma boite vocale un message d'une personne qui criait : 'messe clandestine à Saint-André !'», confie l'abbé. «Cette idée que des gens font de la délation pour dénoncer des prétendues messes clandestines... Précisément, on avait fermé les portes de l'église pour dissuader les paroissiens de venir et respecter le confinement. Or, cela se retourne contre nous, car les gens ont le sentiment qu'on fait quelque chose de caché !», déplore encore l'homme d'Église.

«On profite de cette crise pour remettre en question la liberté de culte», s'inquiète encore l'abbé.

Encadrement juridique flou

L'état d'urgence sanitaire n'a pas imposé la fermeture des lieux de culte pour la prière individuelle des fidèles. Le site du gouvernement, dans sa foire aux questions, indique ainsi qu'on peut se rendre dans son lieu de culte mais que celui-ci «ne peut pas accueillir de réunions de fidèles». Il ajoute que «seule la célébration d'obsèques peut donner lieu à l'accueil de la famille proche, dans la limite de 20 personnes et ce dans le respect des gestes et distance barrières.»

Mais le décret n°2020-293 du 23 mars 2020 reste flou sur la possibilité de poursuivre les messes dans les églises : dans son article 8 -IV, il précise que «Les établissements de culte (...) sont autorisés à rester ouverts. Tout rassemblement ou réunion en leur sein est interdit à l'exception des cérémonies funéraires dans la limite de 20 personnes. » Or, une «réunion» ou un «rassemblement» ne correspond pas toujours à une célébration religieuse, d'autant plus si cette dernière... reste privée.

Le 17 mars, dans sa recommandation aux évêques, Mgr Éric de Moulins-Beaufort, président de la conférence des évêques de France (CEF), indiquait ainsi qu'«aucune messe avec une assemblée, de quelque taille qu'elle soit, ne doit être célébrée», c’est-à-dire, aucune messe publique. Pour autant, «les messes (privées, NDLR) ne sont pas interdites», précise au Figaro le diocèse de Paris. Mais «elles doivent être célébrées à huis clos, sans la présence de fidèles et en respectant les gestes barrières.» Quid, alors, des messes célébrées dans une église fermée, avec un curé et ses concélébrants, diffusée sur les réseaux sociaux ? «Nous n'assimilons pas une messe célébrée à huis clos par un curé et ses vicaires à un 'rassemblement ou réunion'», estime le diocèse de Paris.

Une messe peut avoir lieu à huis clos

L'ambiguïté demeure donc sur la présence de quelques fidèles, comme ces trois paroissiens présents en l'église Saint-André-de-l'Europe, mais également lors de nombreuses autres messes en France diffusées sur les réseaux sociaux. Sollicité par Le Figaro, le ministère de l'Intérieur apporte cette précision : à l'intérieur du lieu de culte «il ne doit y avoir aucun regroupement fortuit ni rassemblement organisé. Une cérémonie cultuelle s'apparente à un rassemblement organisé.» Toutefois, précise le ministère, «un office peut être célébré par un ministre du culte, mais à huis clos, afin d'être retransmis par des médias. Le ministre du culte peut être assisté de quelques personnes, si nécessaire et dans un nombre le plus restreint possible, pour procéder à l'enregistrement de la cérémonie.» Dans ce cas, ces personnes «doivent être porteurs de l'attestation dérogatoire sur laquelle la case "déplacements professionnels" (1° du I de l'article 3) doit être cochée.»

Le ministère de l'Intérieur ajoute que ces règles, de portée nationale, «peuvent faire l'objet d'adaptations locales plus restrictives par les préfets, en fonction des circonstances locales» Enfin, l'Intérieur souligne au Figaro que «dans leur immense majorité, les associations confessionnelles respectent scrupuleusement ces prescriptions et les manquements sanctionnés ne relèvent que d'une minorité.»

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