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Pour rire un peu

publié le 15 mars 2020 à 02:31 par Pierre Roland-Gosselin

« Lors de terribles inondations, un village est sur le point de se faire engloutir. Toute la population est évacuée par les pompiers, sauf le curé de ce village qui tient à rester.

– Mais pourquoi ? Tout va disparaître !!
– N’ayez crainte, c’est Dieu qui me sauvera.


Tout le monde part, et le curé reste seul dans son église, les pieds dans l’eau, à prier.
Plus tard, l’eau a atteint le premier étage, et des pompiers sur un Zodiac arrivent près de la fenêtre :
– Montez, mon Père, montez !!
– Non, Dieu me sauvera, je le sais, je dois prouver ma foi.
Lorsque l’eau a continué de monter, le curé est en haut du clocher, un autre Zodiac des pompiers arrive auprès de lui. Même scénario, le curé refuse l’aide.
L’eau continue de monter ……..et le curé se noie.

Il arrive aux portes du Paradis et dit :
– Vraiment mon Dieu, je ne comprends pas . j’ai passé ma vie à Te prier, à Te servir, toute ma vie T’a été dévouée, et Tu n’as rien fait pour me sauver!

Et Dieu lui dit :
– Mais si ! Je t’ai envoyé les pompiers trois fois, mais tu n’en as pas voulu. »

extrait de l'entretien de Mgr Centène sur Vannes.catholique.fr

Et le monde se souvint qu'il était fragile

publié le 14 mars 2020 à 02:35 par Pierre Roland-Gosselin   [ mis à jour : 15 mars 2020 à 02:27 ]

https://www.padreblog.fr/et-le-monde-se-souvint-quil-etait-fragile

Epidémie du coronavirus ou épidémie de peur ?

publié le 6 mars 2020 à 09:42 par Pierre Roland-Gosselin   [ mis à jour : 6 mars 2020 à 09:44 ]


Photo Jean-François Grimmer

Photo Jean-François Grimmer

Epidémie du coronavirus ou épidémie de peur ?

par Mgr Pascal ROLAND, évêque du Diocèse de Belley-Ars

Plus que l’épidémie du coronavirus, nous devons craindre l’épidémie de la peur ! Pour ma part, je me refuse de céder à la panique collective et de m’assujettir au principe de précaution qui semble mouvoir les institutions civiles.

Je n’entends donc pas édicter de consignes particulières pour mon diocèse : les chrétiens vont-ils cesser de se rassembler pour prier ? Vont-ils renoncer à fréquenter et à secourir leurs semblables ? Hormis les mesures de prudence élémentaire que chacun prend spontanément pour ne pas contaminer les autres lorsqu’il est malade, il n’est pas opportun d’en rajouter. 

Nous devrions plutôt nous souvenir que dans des situations bien plus graves, celles des grandes pestes, et alors que les moyens sanitaires n’étaient pas ceux d’aujourd’hui, les populations chrétiennes se sont illustrées par des démarches de prière collective, ainsi que par le secours aux malades, l’assistance aux mourants et la sépulture des défunts. Bref, les disciples du Christ ne se sont ni détournés de Dieu ni dérobés au semblable. Bien au contraire ! 

La panique collective à laquelle nous assistons aujourd’hui n’est-elle pas révélatrice de notre rapport faussé à la réalité de la mort ? Ne manifeste-elle pas les effets anxiogènes de la perte de Dieu ? Nous voulons nous cacher que nous sommes mortels et, nous étant fermés à la dimension spirituelle de notre être, nous perdons pied. Parce que nous disposons de techniques de plus en plus élaborées et plus performantes,  nous prétendons tout maîtriser et nous occultons que nous ne sommes pas les maîtres de la vie ! 

Au passage, notons que l’occurrence de cette épidémie au moment des débats sur les lois de bioéthique nous rappelle fort heureusement notre fragilité humaine ! Et cette crise mondiale présente au moins l’avantage de nous rappeler que nous habitons une maison commune, que nous sommes tous vulnérables et interdépendants, et qu’il est plus urgent de coopérer que de fermer nos frontières !

Et puis nous semblons tous avoir perdu la tête ! En tous cas nous vivons dans le mensonge. Pourquoi focaliser soudainement notre attention sur le seul coronavirus ? Pourquoi nous cacher que chaque année, en France, la banale grippe saisonnière fait entre 2 à 6 millions de malades et provoque environ 8.000 décès ? Nous semblons avoir également évacué de notre mémoire collective le fait que l’alcool est responsable de 41.000 décès par an, tandis qu’on estime à 73.000 ceux qui sont attribués au tabac ! 

Loin de moi donc, l’idée de prescrire la fermeture des églises, la suppression de messes, l’abandon du geste de paix lors de l’Eucharistie, l’imposition de tel ou tel mode de communion réputé plus hygiénique (ceci dit, chacun pourra toujours faire comme il voudra !), car une église n’est pas un lieu à risque, mais un lieu de salut. C’est un espace où l’on accueille celui qui est la Vie, Jésus-Christ, et où par lui, avec lui et en lui, on apprend ensemble à être des vivants. Une église doit demeurer ce qu’elle est : un lieu d’espérance ! 

Faut-il se calfeutrer chez soi ? Faut-il dévaliser le supermarché du quartier et constituer des réserves afin de se préparer à tenir un siège ? Non ! Car un chrétien ne craint pas la mort. Il n’ignore pas qu’il est mortel, mais il sait en qui il a mis sa confiance. Il croit en Jésus qui lui affirme : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; quiconque vite et croit en moi ne mourra jamais » (Jean 11, 25-26). Il se sait habité et animé par « l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts » (Romains 8, 11).

Et puis un chrétien ne s’appartient pas à lui-même, sa vie est donnée, car il suit Jésus, qui  enseigne : « Celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Evangile la sauvera » (Marc 8, 35). Il ne s’expose certes pas indûment, mais il ne cherche pas non plus à se préserver. A la suite de son Maître et Seigneur crucifié, il apprend à se donner généreusement au service de ses frères les plus fragiles, dans la perspective de la vie éternelle.

Alors, ne cédons pas à l’épidémie de la peur ! Ne soyons pas des morts-vivants ! Comme dirait le pape François : ne vous laissez pas voler votre espérance !

+ Pascal ROLAND


Rencontre Benoît XVI-Cardinal Sarah

publié le 23 janv. 2020 à 13:15 par Paroisse Blanzay

17/01/2020

Meeting between Benedict XVI-Cardinal Sarah 

Incontro tra Benedetto XVI-Cardinale Sarah 

Treffen zwischen Benedikt XVI. und Kardinal Sarah 



En raison des polémiques incessantes, nauséabondes et mensongères qui ne se sont jamais arrêtées depuis le début de la semaine, concernant le livre Des profondeurs de nos cœurs, j’ai rencontré ce soir le Pape Émérite Benoît XVI. 

 Avec le Pape émérite Benoît XVI, nous avons pu constater combien il n’y a aucun malentendu entre nous. Je suis sorti très heureux, plein de paix et de courage de ce bel entretien.

Je vous appelle à lire et à méditer Des profondeurs de nos cœurs. Je remercie chaleureusement mon éditeur, Nicolas Diat, ainsi que la maison Fayard, pour la rigueur, la probité, le sérieux, et le professionnalisme dont ils ont fait preuve. Excellente lecture à tous !  

Cardinal Robert Sarah

 

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Because of the incessant, nauseating and lying polemics that have never stopped since the beginning of the week, concerning the book From the Depths of Our Hearts, I met this evening with Pope Emeritus Benedict XVI.

 With Pope Emeritus Benedict XVI, we were able to see how there is no misunderstanding between us. I came out of this beautiful meeting very happy, full of peace and courage.

I call you to read and meditate From the Depths of our Hearts. I warmly thank my editor, Nicolas Diat, and the Fayard house for the rigor, probity, seriousness, and professionalism they have shown. Excellent reading to all ! 

Cardinal Robert Sarah

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A causa delle incessanti, nauseanti e bugiarde polemiche che non si sono mai fermate dall'inizio della settimana, riguardanti il libro Dal profondo dei nostri cuori, ho incontrato questa sera il Papa emerito Benedetto XVI.

 Con il Papa emerito Benedetto XVI, abbiamo potuto constatare come non ci siano fraintendimenti tra di noi. Sono uscito da questo bellissimo incontro molto felice, pieno di pace e di coraggio.

Vi invito a leggere e meditare Dal profondo dei nostri cuori. Ringrazio calorosamente il mio direttore, Nicolas Diat, e la casa Fayard per il rigore, la correttezza, la serietà e la professionalità che hanno dimostrato. Ottima lettura per tutti ! 

Cardinale Robert Sarah

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Wegen der unaufhörlichen, ekelerregenden und lügnerischen Polemik, die seit Anfang der Woche nicht mehr aufhört, bezüglich des Buches Aus der Tiefe unserer Herzen, traf ich heute Abend mit Papst Benedikt XVI.

 Mit Papst Benedikt XVI. konnten wir sehen, dass es keine Missverständnisse zwischen uns gibt. Ich kam aus dieser schönen Begegnung sehr glücklich heraus, voller Frieden und Mut.

Ich rufe euch auf, zu lesen und Aus der Tiefe unserer Herzen zu meditieren. Ich danke meinem Herausgeber Nicolas Diat und dem Haus Fayard herzlich für die Strenge, Redlichkeit, Seriosität und Professionalität, die sie gezeigt haben. Ausgezeichnete Lektüre für alle! 

Kardinal Robert Sarah



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Cardinal R. Sarah (@Card_R_Sarah) | Twitter

The latest Tweets from Cardinal R. Sarah (@Card_R_Sarah). Compte officiel du Cardinal Sarah. Préfet de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline ...

Homélie de Mgr Michel Aupetit

publié le 30 nov. 2019 à 08:01 par Olivier du Chambon

Voici l’Homélie de Mgr Michel Aupetit prononcée lors de la messe de rentrée des parlementaires et responsables politiques à Sainte-Clotilde (Paris 7e) mardi 15 octobre, soit quelques heures à peine après le vote de la loi de bioéthique :

Si je vous dis 1515, vous me répondez : « Naissance de sainte Thérèse d’Avila ». Non ? Vous voyez comme chacun a ses références, chacun a ses certitudes. Pensons-nous vraiment qu’en 1515 il n’y a eu que la bataille de Marignan ? Qu’est-ce qui a eu le plus d’influence sur notre humanité ? Certes, Marignan a permis aux Suisses d’entrer dans la neutralité pour longtemps. Mais la réforme spirituelle de sainte Thérèse s’étend bien au-delà et sans doute de manière plus durable encore.

Ainsi la question se pose : comment ne pas enfermer la vérité à l’aune de nos connaissances ? Comment ne pas « faire obstacle à la vérité » comme le dit saint Paul dans la première lecture que nous venons de lire ? Arrivons-nous à penser que cette vérité est toujours plus grande que ce que l’on peut en percevoir ? Nos connaissances lèvent un coin du voile, mais le danger est toujours d’enfermer la vérité dans le champ étroit de ce que l’on peut en comprendre.

Les exemples sont nombreux même dans des sciences dures. Le théorème de Gödel dit « d’incomplétude » montre qu’il y a des domaines du réel qui sont indémontrables par les mathématiques. Le principe d’incertitude d’Heisenberg nous révèle l’impossibilité de connaître avec certitude les secrets de la mesure de la matière. De même en biologie, à la fin du 20e siècle, nous pensions que tout était déterminé par la génétique. Puis la découverte de l’importance de l’épigénétique qui joue un rôle important sur l’expression des gènes, a modifié cette perception. Aujourd’hui aussi on s’aperçoit que le tout épigénétique ne suffit pas à rendre compte des mécanismes de la vie. Toutes ces découvertes fantastiques risquent de nous rendre orgueilleux. L’orgueil nous rend prétentieux et la prétention nous rend dangereux. Nous pensions dominer la nature et voilà qu’elle meurt entre nos mains et par nos mains. Nous pensons maîtriser la vie et par la même redéterminer la filiation. Cette folie conduira encore aux mêmes errements et dangers que l’écologie dénonce aujourd’hui.

Y a-t-il un remède à cette dangereuse suffisance ? Écoutons le Pape François dans son encyclique sur l’environnement Laudato Si : « La meilleure manière de mettre l’être humain à sa place, et de mettre fin à ses prétentions d’être un dominateur absolu de la terre, c’est de proposer la figure d’un Père créateur et unique maître du monde, parce qu’autrement l’être humain aura toujours tendance à vouloir imposer à la réalité ses propres lois et intérêts »(75). Peut-on mieux dire ?

Nos découvertes sont remarquables et vraiment admirables. Mais il ne suffit pas de briller au regard du monde. Il ne suffit pas de « purifier l’extérieur de la coupe du plat en étant remplis à l’intérieur de nous-mêmes de cupidité et de méchanceté » (Lc 11,39) comme le dit le Christ. La vérité de notre cœur, la pureté de nos intentions seront jugées à l’aune de l’amour de Dieu. Alors nous ne pèserons pas lourd. Heureusement le Christ, de condition divine, a pris la place du pauvre que nous sommes tous. En le suivant sur ce chemin d’humilité, nous sommes sûrs de ne pas nous tromper de route et d’accueillir une vérité qui se livre dans l’amour et ne peut plus s’enfermer puisque, dit le psaume 84, « Amour et vérité se rencontrent ».

Nous avons la science, puissions-nous avoir la sagesse !

+Michel Aupetit, archevêque de Paris

une conversion......quel sérénité!

publié le 14 nov. 2019 à 13:39 par Pierre Roland-Gosselin   [ mis à jour : 14 nov. 2019 à 13:44 ]

https://www.facebook.com/DieuAvecNousAujourdhui.DecouvrirDieu/videos/526206277957859/

Abbé Grosjean- Célibat des Prêtres

publié le 3 nov. 2019 à 14:08 par Pierre Roland-Gosselin

Abbé Grosjean - Célibat des prêtres

Le Séminaire des Barbelés par Abbé Paul Amar

publié le 3 nov. 2019 à 13:41 par Pierre Roland-Gosselin   [ mis à jour : 3 nov. 2019 à 13:42 ]

Merci Monsieur Zemmour !

publié le 30 oct. 2019 à 10:53 par Paroisse Blanzay

Si simple à écouter!


« Les défis actuels du ministère ordonné dans l’Eglise »

publié le 2 oct. 2019 à 11:53 par Paroisse Blanzay

Message du Cercle Joseph Ratzinger / Pape Benoît XVI sur « Les défis actuels du ministère ordonné dans l’Eglise »

Symposium du Cercle des Etudiants et le Nouveau Cercle des Etudiants Joseph Ratzinger / Pape Benoît XVI

Le samedi 28 septembre, le Cercle des Etudiants et le Nouveau Cercle des Etudiants Joseph Ratzinger / Pape Benoît XVI (Ratzinger-Schülerkreis) a tenu son symposium annuel sur le thème du sacerdoce ministériel, sous le titre : « Les défis actuels du ministère ordonné dans l’Eglise ». Cette rencontre sur le prêtre (son être, sa vie et son ministère) a eu lieu à l’Institut Patristique Augustinianum de Rome, sous la présidence de Son Eminence M. le Cardinal Kurt Koch, avec la participation de Son Eminence M. le Cardinal Gerhard Müller, et de nombreux Professeurs, dont Karl-Heinz Menke (Bonn), Maria Esther Gómez de Pedro (Santiago-Chili), Christoph Ohly (Trêves) et Marianne Schlosser (Vienne).

Pour la première fois, cette journée d’études a été ouverte au public, avec la conviction que le temps était venu de faire connaître la pensée théologique du Pape émérite Benoît XVI à un auditoire plus vaste. Dans un message final publié en sept langues, il est rappelé que Jésus-Christ lui-même a établi dans son Église le ministère sacerdotal apostolique, afin de se rendre présent de manière sacramentelle dans l’être et l’agir du prêtre. Cela implique nécessairement le célibat pour le Royaume des cieux, qui est l’expression humaine et spirituelle concrète, privilégiée et indissociable de la configuration sacramentelle du prêtre au Christ (le prêtre est alter Christus et ipse Christus). En effet, le prêtre, qui n’est pas un fonctionnaire, accomplit sa mission, qui vient de Dieu, en étant uni ontologiquement au Christ par le sacrement de l’Ordre (in persona Christi). La vocation du prêtre – son appel et son être – et la vie du prêtre – son ministère et son mode vie – sont donc déterminées uniquement par la Volonté de Jésus-Christ, et ne proviennent donc pas de considérations humaines, ni même uniquement de règles ecclésiales qui seraient susceptibles de changer au gré des circonstances. En effet, si ces règles sont nécessaires, elles ne peuvent en aucun cas contredire la Volonté du Christ. En ce temps de crise et de purification douloureuse de l’Eglise, ce ne sont pas principalement les réformes structurelles qui peuvent procurer aux prêtres à la fois une aide et une guérison, mais le témoignage authentique d’une foi vécue dans l’Ordre sacré du sacerdoce ministériel. Ainsi, une issue ne pourra être trouvée que si la nature du ministère sacerdotal est et reste claire, avec des prêtres qui en témoignent sans ambiguïté.

 

La théologie de Joseph Ratzinger/Pape Benoît XVI répond à ce double défi, et trace un chemin, dans la Tradition de l’Eglise, qui conduit à une réforme visant à conformer la vie du prêtre à la Volonté du Christ, afin de lui rendre sa pleine et entière crédibilité.

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Voici le message final du symposium public « Les défis actuels du ministère ordonné dans l’Eglise » :

1.      A l’occasion du symposium sur le thème : « Les défis actuels du ministère ordonné dans l’Eglise », le Cercle des Etudiants et le Nouveau Cercle des Etudiants Joseph Ratzinger / Pape Benoît XVI, après de nombreuses années, ont voulu, pour la première fois, s’ouvrir plus largement. Cette décision a été prise avec la conviction que le temps était venu d’ouvrir la pensée théologique du Pape émérite Benoît XVI à un auditoire plus vaste dans le cadre des conférences et des débats. Nous sommes heureux et reconnaissants que tant de personnes intéressées aient accepté cette invitation, et nous espérons que cela constituera également un bon point de départ pour nos futurs travaux.

 

2.      La lettre adressée aux prêtres par le Pape François à l’occasion du 160èmeanniversaire de la mort du Saint Curé d’Ars – le 4 août 2019 – a également renforcé notre décision de consacrer nos travaux au thème de l’ordination sacerdotale. Dans un « temps de souffrance », marqué par le scandale des abus, nous relevons ce défi de chercher « des paroles et des chemins d’espérance » pour que, dans ce « temps de purification ecclésiale », la beauté et l’importance du ministère ordonné soient reconnues et acceptées de nouveau comme un don du Seigneur à son Eglise. C’est pourquoi, dans le cadre de nos réflexions, nous avons mis un accent plus particulier sur l’aspect sacramentel du ministère sacerdotal ordonné, et nous avons essayé de l’approfondir à la lumière de la théologie de Joseph Ratzinger / Pape Benoît XVI.

 

3.      Les réflexions sur le sacerdoce ordonné sont inséparablement liées à la question de la nature de l’Eglise. La théologie de Joseph Ratzinger est basée sur le Concile Vatican II et en offre une interprétation authentique. Le Pape Jean XXIII l’avait déjà reconnue lorsque, avec une grande satisfaction, il avait pris note de la conférence préparée par le Professeur Ratzinger pour le Cardinal Frings sur le thème « Le Concile Vatican II face à la pensée moderne ». Le dernier Concile qualifie l’Eglise de « sacrement universel du salut » (LG 48). En tant que telle, elle est « le signe et le moyen de l’union la plus intime avec Dieu et de l’unité de tout le genre humain » (LG 1). Dans l’Eglise, le Ressuscité continue son œuvre de salut. Par le baptême, conformé au Christ et incorporé à l’Eglise qui est son Corps, le chrétien reçoit une part de la vie éternelle, et il est appelé à marcher sur le chemin de la sainteté. Tous les baptisés qui ont reçu le sacerdoce commun sont appelés à cette vie et à ce témoignage. Au centre de l’Eglise – et cela est clairement exprimé dans la théologie de Joseph Ratzinger – on trouve des personnes qui mènent une vie sainte. Tel est le but du chrétien : se conformer à Jésus-Christ. C’est pourquoi nous rendons grâce pour tous les témoignages de cette sainteté dans le mariage et la famille, dans la vie consacrée, et dans toutes les autres formes qui existent aujourd’hui dans l’Eglise.

 

4.      Pour comprendre le ministère ordonné, une perspective sacramentelle est nécessaire, telle que le dernier Concile l’a présentée. Le Christ Seigneur a établi dans son Eglise divers ministères de consécration « pour le bien de tout le corps » (LG 18). La vocation et la vie du prêtre sont déterminées uniquement par la volonté de Jésus-Christ (cf. He 5, 1 ss.) et ne proviennent pas de considérations humaines ou de règles ecclésiales. En Lui et avec Lui, le prêtre devient « le prédicateur de la Parole et le ministre de la Joie ».

 

5.      La conformation au Christ que le prêtre reçoit dans le sacrement de l’Ordre comporte une différence essentielle et non seulement de degré par rapport au sacerdoce commun (cf. LG 10). Le prêtre agit « en la personne du Christ, Tête de l’Eglise » (agere in persona Christi capitis). Il n’est pas un fonctionnaire ; il accomplit sa mission, qui vient de Dieu, en étant uni au Christ. Cela est particulièrement clair dans son pouvoir sacré de pardonner les péchés, de transformer le pain et le vin en Corps et Sang du Christ, et de célébrer les autres sacrements. Le prêtre représente sacramentellement le Christ en tant que Bon Pasteur (cf. Jn 10, 10). Selon la doctrine de l’Eglise, la raison fondamentale et essentielle de la représentation sacramentelle du Christ dans le prêtre réside dans cette relation personnelle entre le Christ et l’Eglise, entre le prêtre et les fidèles. Le prêtre ne représente pas le Christ comme un ambassadeur, mais il s’agit d’une représentation réelle, dont le critère décisif est de suivre le Christ sur la Croix.

 

6.      On peut déduire de ces affirmations fondamentales que le style de vie du prêtre doit être en harmonie avec le style de vie du Christ. Ce n’est qu’à cette condition que la « représentation » du prêtre deviendra crédible. La présence du Christ ne doit pas se limiter à la seule action sacramentelle, mais elle doit devenir reconnaissable et efficace dans la vie quotidienne. Cela comporte les obligations de l’obéissance et du célibat pour le Royaume des cieux, qui sont des expressions humaines et spirituelles de la configuration sacramentelle du prêtre au Christ. Par conséquent, l’ordination sacerdotale implique la suite personnelle du Christ, tandis que le péché constitue un scandale qui obscurcit sa crédibilité. Le prêtre ne devant son existence qu’au Christ, la participation au mode de vie de Jésus est aussi « appropriée » (PO 5) pour ceux qui agissent « in persona Christi ». Ainsi, selon la Tradition constante de l’Eglise latine, le célibat du prêtre constitue un témoignage de l’espérance fidèle et de l’amour généreux envers le Christ et son Eglise.

 

7.      En ce temps de crise et de purification douloureuse de l’Eglise, ce ne sont pas principalement les réformes structurelles qui procurent une guérison et une aide, mais le témoignage authentique d’une foi vécue. Ce n’est que lorsque le regard de tous sera dirigé vers Jésus-Christ, vrai homme et vrai Dieu, que l’Eglise sera renouvelée.

 

8.      L’affirmation de saint Paul : « J’ai reçu du Seigneur ce que je vous ai transmis » (cf. 1 Co 11, 23) reflète bien le caractère du prêtre. La grandeur de ce don est obscurcie par les scandales et sa crédibilité est ébranlée. Une issue ne peut être trouvée que si la nature du ministère ecclésiastique ordonné est et reste claire et en quoi la vie en constitue le témoignage. La théologie de Joseph Ratzinger / Pape Benoît XVI répond à ce double défi, et montre un chemin, lié à la Tradition, qui conduit à cette réforme visant à conformer la vie du prêtre à celle du Christ, en lui donnant sa crédibilité.

 

9.      Nous confions l’étude et la prière de cette rencontre à l’intercession et à l’assistance de la Vierge Marie, Mère de Dieu et Mère de l’Église.

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