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Pèlerinage 2018 : homélie du Cardinal Sarah à Chartres

publié le 26 mai 2018 à 15:20 par Paroisse Blanzay   [ mis à jour : 26 mai 2018 à 15:21 ]

    Nota: les passages en gras, soulignés ou en italique sont dans le texte original du Cardinal Sarah.

NDC2018-card-Sarah2.jpgPermettez-moi tout d'abord de remercier chaleureusement Son Excellence Monseigneur Philippe Christory, Evêque de Chartres pour son accueil si fraternel en cette merveilleuse Cathédrale. 

Chers Pèlerins de Chartres, 

« La lumière est venue dans le monde », nous dit aujourd'hui Jésus dans l’Évangile, « et les hommes ont préféré les ténèbres ». 

Et vous, chers pèlerins, avez-vous accueilli l’unique lumière qui ne trompe pas : celle de Dieu ? Vous avez marché pendant trois jours, vous avez prié, chanté, souffert sous le soleil et sous la pluie, avez-vous accueilli la lumière dans vos cœurs ? Avez-vous réellement renoncé aux ténèbres ? Avez-vous choisi de poursuivre la Route en suivant Jésus, qui est la Lumière du monde ?
Chers amis, permettez-moi de vous poser cette question radicale, car si Dieu n’est pas notre lumière, tout le reste devient inutile. Sans Dieu tout est ténèbres !
Dieu est venu jusqu’à nous, il s’est fait homme. Il nous a révélé l’unique vérité qui sauve, il est mort pour nous racheter du péché et, à la Pentecôte, il nous a donné l'Esprit Saint, il nous a offert la lumière de la foi... mais nous préférons les ténèbres ! 

Regardons autour de nous ! La société occidentale a choisi de s’organiser sans Dieu. La voilà maintenant livrée aux lumières clinquantes et trompeuses de la société de consommation, du profit à tout prix, de l’individualisme forcené.
Un monde sans Dieu est un monde de ténèbres, de mensonge et d’égoïsme !
Sans la lumière de Dieu, la société occidentale est devenue comme un bateau ivre dans la nuit ! Elle n’a plus assez d’amour pour accueillir des enfants, les protéger dès le sein de leur mère, les préserver de l’agression de la pornographie.
Privée de la lumière de Dieu, la société occidentale ne sait plus respecter ses vieillards, accompagner vers la mort ses malades, faire une place aux plus pauvres et aux plus faibles. Elle est livrée aux ténèbres de la peur, de la tristesse et de l’isolement. Elle n’a plus que le vide et le néant à offrir. Elle laisse proliférer les idéologies les plus folles. Une société occidentale sans Dieu peut devenir le berceau d’un terrorisme éthique et moral plus virulent et plus destructeur que le terrorisme des Islamistes. Souvenez-vous que Jésus nous a dit : « Ne craignez rien de ceux qui tuent le corps, mais ne peuvent tuer l’âme ; craignez plutôt Celui qui peut perdre dans la géhenne à la fois l’âme et le corps » (Mt 10, 28). 

Chers amis, pardonnez-moi cette description. Mais il faut être lucide et réaliste.
Si je vous parle ainsi, c’est parce que, dans mon cœur de prêtre, de pasteur, je ressens de la compassion pour tant d’âmes égarées, perdues, tristes, inquiètes et seules !
Qui les conduira à la lumière ?
Qui leur montrera le chemin de la vérité, le seul vrai chemin de liberté qui est celui de la Croix ?
Va-t-on les livrer à l’erreur, au nihilisme désespéré, ou à l’islamisme agressif sans rien faire ? 
Nous devons clamer au monde que notre espérance a un nom : Jésus Christ, l’unique Sauveur du monde et de l’humanité ! 
Nous ne pouvons plus nous taire !
Chers Pèlerins de France, regardez cette cathédrale ! Vos ancêtres l’ont construite pour proclamer leur foi !
Tout, dans son architecture, sa sculpture, ses vitraux, proclame la joie d’être sauvé et aimé par Dieu. Vos ancêtres n’étaient pas parfaits, ils n’étaient pas sans péchés. Mais ils voulaient laisser la lumière de la foi éclairer leurs ténèbres !
Aujourd’hui, toi aussi, Peuple de France, réveille-toi !
Choisis la lumière ! Renonce aux ténèbres !
Comment faire ? 
L’Évangile nous répond : « celui qui agit selon la vérité vient à la lumière ». Laissons la lumière du Saint-Esprit illuminer nos vies concrètement, simplement, et jusque dans les régions les plus intimes de notre être profond. 
Agir selon la vérité, c’est d’abord mettre Dieu au centre de nos vies, comme la Croix est le centre de cette cathédrale.
Mes frères, choisissons de nous tourner vers Lui, chaque jour !
En cet instant, prenons l’engagement de garder tous les jours quelques minutes de silence pour nous tourner vers Dieu, pour lui dire « Seigneur règne en moi ! Je te donne toute ma vie ! »
Chers Pèlerins, sans silence, il n’y a pas de lumière. Les ténèbres se nourrissent du bruit incessant de ce monde, qui nous empêche de nous tourner vers Dieu.
Prenons exemple sur la liturgie de la Messe de ce jour. Elle nous porte à l’adoration, à la crainte filiale et amoureuse devant la grandeur de Dieu. Elle culmine à la Consécration où tous ensemble, tournés vers l’autel, le regard dirigé vers l’hostie, vers la croix, nous communions en silence dans le recueillement et l’adoration.
Chers frères, aimons ces liturgies qui nous font goûter la présence silencieuse et transcendante de Dieu, et nous tournent vers le Seigneur. 

Chers frères prêtres, je veux m’adresser spécialement à vous. Le Saint Sacrifice de la Messe est le lieu où vous trouverez la lumière pour votre ministère. Le monde où nous vivons nous sollicite sans cesse. Nous sommes constamment en mouvement, sans nous préoccuper de nous arrêter et de prendre le temps pour nous rendre dans un endroit désert nous reposer un peu, dans la solitude et le silence, en compagnie du Seigneur. Le danger serait grand de nous prendre pour des "travailleurs sociaux". Nous ne porterions plus alors au monde la Lumière de Dieu, mais notre propre lumière, qui n’est pas celle qu’attendent les hommes. Ce que le monde attend du prêtre : c’est Dieu et la Lumière de sa Parole proclamée sans ambiguïté, ni falsification.
Sachons nous tourner vers Dieu dans une célébration liturgique recueillie, pleine de respect, de silence et empreinte de sacralité. N’inventons rien dans la liturgie. Recevons tout de Dieu et de l’Eglise. N’y cherchons pas le spectacle ou la réussite. La liturgie nous l'apprend : Être prêtre, ce n'est pas d'abord faire beaucoup. C'est être avec le Seigneur, sur la Croix ! La liturgie est le lieu où l’homme rencontre Dieu face à face. La liturgie est le moment le plus sublime où Dieu nous apprend à « reproduire en nous l’image de son Fils Jésus Christ, afin qu’il soit l’Aîné d’une multitude de frères » (Rm 8, 29). Elle n’est pas et ne doit pas être une occasion de déchirement, de lutte ou de dispute. Dans la forme ordinaire, tout comme dans la forme extraordinaire du Rite romain, l'essentiel est de nous tourner vers la Croix, vers le Christ, notre Orient, notre Tout et notre unique Horizon ! Que ce soit dans la forme ordinaire ou la forme extraordinaire, sachons toujours célébrer, comme en ce jour, selon ce qu'enseigne le Concile Vatican II : avec une noble simplicité, sans surcharges inutiles, sans esthétique factice et théâtrale, mais avec le sens du sacré, le souci premier de la Gloire de Dieu, et avec un véritable esprit de fils de l’Église d’aujourd’hui et de toujours !
Chers frères prêtres, gardez toujours cette certitude : être avec le Christ sur la Croix, c'est cela que le célibat sacerdotal proclame au monde ! Le projet, de nouveau émis par certains, de détacher le célibat du sacerdoce en conférant le sacrement de l’Ordre à des hommes mariés (les « viri probati ») pour, disent-ils, « des raisons ou des nécessités pastorales », aura pour graves conséquences, en réalité, de rompre définitivement avec la Tradition apostolique. Nous allons fabriquer un sacerdoce à notre taille humaine, mais nous ne perpétuons pas, nous ne prolongeons pas le sacerdoce du Christ, obéissant, pauvre et chaste. En effet, le prêtre n’est pas seulement un « alter Christus », mais il est vraiment « ipse Christus », il est le Christ lui-même ! Et c'est pour cela qu'à la suite du Christ et de l’Église, le prêtre sera toujours un signe de contradiction ! 

A vous, chers chrétiens, laïcs engagés dans la vie de la Cité, je veux dire avec force : « n’ayez pas peur ! N’ayez pas peur de porter à ce monde la lumière du Christ ! »
Votre premier témoignage doit être votre propre exemple : agissez selon la Vérité ! Dans votre famille, votre profession, vos relations sociales, économiques, politiques, que le Christ soit votre Lumière ! N’ayez pas peur de témoigner que votre joie vient du Christ !
Je vous en prie, ne cachez pas la source de votre espérance ! Au contraire, proclamez ! Témoignez ! Évangélisez ! L’Église a besoin de vous ! Rappelez à tous que seul « le Christ crucifié révèle le sens authentique de la liberté ! »(1) . Avec le Christ, libérez la liberté aujourd’hui enchaînée par des faux droits humains, tous orientés vers l’autodestruction de l’homme. 

A vous, chers parents, je veux adresser un message tout particulier. Être père et mère de famille dans le monde d’aujourd’hui est une aventure pleine de souffrances, d’obstacles et de soucis. L’Église vous dit : « Merci » ! Oui, Merci pour le don généreux de vous-mêmes ! 
Ayez le courage d’élever vos enfants à la lumière du Christ. Il vous faudra parfois lutter contre le vent dominant, supporter les moqueries et les mépris du monde. Mais nous ne sommes pas ici pour plaire au monde ! « Nous proclamons un Christ crucifié, scandale pour les juifs et folie pour les païens » (1 Co 1, 23-24)
N’ayez pas peur ! Ne renoncez pas ! L’Église, par la voix des Papes - tout spécialement depuis l’encyclique Humanae Vitae - vous confie une mission prophétique : témoigner devant tous de notre confiance joyeuse en Dieu, qui nous a fait gardiens intelligents de l'ordre naturel. Vous annoncez ce que Jésus nous a révélé par sa vie même : « La liberté s'accomplit dans l'amour, c'est à dire le don de soi »(2) .
Chers Pères et Mères de famille, l’Église vous aime ! Aimez l’Église ! Elle est votre Mère. Ne vous joignez pas à ceux qui se moquent d’elle, parce qu’ils ne voient que les rides de son visage vieilli par les siècles de souffrance et d’épreuves. Aujourd’hui encore, elle est belle et rayonne de sainteté. 

A vous enfin je veux maintenant m’adresser, vous, les plus jeunes qui êtes ici nombreux !
Toutefois, je vous prie d’écouter d’abord un « Ancien », qui a plus d’autorité que moi. Il s’agit de l’évangéliste saint Jean. Au-delà de l’exemple de sa vie, saint Jean a également laissé un message écrit aux jeunes. Dans sa Première Lettre, nous lisons ces paroles émouvantes d’un Ancien aux jeunes des Eglises qu’il avait fondées. Ecoutez sa voix pleine de vigueur, de sagesse et de chaleur : « Je vous l’ai écrit, à vous, les plus jeunes : vous êtes forts, la Parole de Dieu demeure en vous, vous avez vaincu le Mauvais. N’aimez pas le monde, ni ce qui est dans le monde » (1 Jn 2, 14-15) (3).
Le monde que nous ne devons pas aimer, commentait le Père Raniero Cantalamessa, dans son homélie du Vendredi Saint 2018, et auquel nous ne devons pas nous conformer, n’est pas, nous le savons bien, le monde créé et aimé par Dieu, ce ne sont pas les personnes du monde vers lesquelles, au contraire, nous devons toujours aller, surtout les pauvres et les derniers des pauvres, pour les aimer et les servir humblement… Non ! Le monde à ne pas aimer est un autre monde ; c’est le monde tel qu’il est devenu sous la domination de Satan et du péché. Le monde des idéologies qui nient la nature humaine et détruisent la famille… Les structures onusiennes, qui imposent une nouvelle éthique mondiale, jouent un rôle décisif et sont devenues aujourd’hui une puissance écrasante, qui se propage par la voie des ondes à travers les possibilités illimitées de la technologie. Dans beaucoup de pays occidentaux, c’est un crime aujourd’hui de refuser de se soumettre à ces horribles idéologies. C’est ce que nous appelons l’adaptation à l’esprit du temps, le conformisme. Un grand poète croyant britannique, du siècle dernier, Thomas Stearns Eliot a écrit trois versets qui en disent davantage que des livres entiers : « Dans un monde de fugitifs, celui qui prend la direction opposée aura l’air d’un déserteur ». Chers jeunes chrétiens, s’il est permis à un « Ancien », comme l’était saint Jean, de s’adresser directement à vous, je vous exhorte moi aussi, et je vous dis : vous avez vaincu le Mauvais ! Combattez toute loi contre nature, que l’on voudrait vous imposer, opposez-vous à toute loi contre la vie, contre la famille. Soyez de ceux qui prennent la direction opposée ! Osez aller à contre-courant ! Pour nous, chrétiens, la direction opposée n’est pas un lieu, c’est une Personne, c’est Jésus Christ, notre Ami et notre Rédempteur. Une tâche vous est particulièrement confiée : sauver l’amour humain de la dérive tragique dans laquelle il est tombé : l’amour, qui n’est plus le don de soi-même, mais seulement la possession de l’autre - une possession souvent violente tyrannique -. Sur la Croix, Dieu s’est révélé comme « agape », c’est-à-dire comme l’amour qui se donne jusqu’à la mort (4). Aimer vraiment, c’est mourir pour l’autre. Comme ce jeune gendarme, le colonel Arnaud Beltrame ! 

Chers jeunes, vous éprouvez souvent sans doute, dans votre âme, la lutte des ténèbres et de la lumière. Vous êtes parfois séduits par les plaisirs faciles du monde.
De tout mon cœur de prêtre, je vous le dis : n’hésitez pas ! 
Jésus vous donnera tout ! En le suivant pour être des Saints, vous ne perdrez rien ! Vous gagnerez la seule Joie qui ne déçoit jamais !
Chers jeunes, si, aujourd’hui, le Christ vous appelle à le suivre comme prêtre, comme religieux ou religieuse, n’hésitez pas ! Dites lui : « fiat » , un oui enthousiaste et sans condition !
Dieu veut avoir besoin de vous, quelle grâce ! Quelle joie !
L'Occident a été évangélisé par les Saints et les Martyrs. Vous, jeunes d'aujourd'hui, vous serez les saints et les martyrs que les nations attendent pour une Nouvelle Evangélisation ! Vos patries ont soif du Christ ! Ne les décevez pas ! L’Église vous fait confiance !
Je prie pour que nombreux parmi vous répondent, aujourd’hui, durant cette Messe, à l’appel de Dieu à le suivre, à tout laisser pour lui, pour sa lumière.
Chers jeunes n’ayez pas peur, Dieu est le seul ami qui ne vous décevra jamais ! 

Quand Dieu appelle, il est radical. Cela signifie qu’Il va jusqu’au bout, jusqu’à la racine. Chers amis, nous nesommes pas appelés à être des chrétiens médiocres ! Non, Dieu nous appelle tout entier jusqu'au don total, jusqu'au martyr du corps ou du cœur ! 
Cher peuple de France, ce sont les monastères qui ont fait la civilisation de ton pays ! Ce sont les hommes et les femmes qui ont accepté de suivre Jésus jusqu’au bout, radicalement, qui ont construit l’Europe chrétienne. Parce qu’ils ont cherché Dieu seul, ils ont construit une civilisation belle et paisible, comme cette cathédrale.
Peuple de France, peuples d’Occident, vous ne trouverez la paix et la joie qu’en cherchant Dieu seul ! Retournez à vos racines ! Retournez à la Source ! Retournez aux monastères ! Oui, vous tous, osez aller passer quelques jours dans un monastère ! Dans ce monde de tumulte, de laideur et de tristesse, les monastères sont des oasis de beauté et de joie. Vous y ferez l'expérience qu'il est possible de mettre concrètement Dieu au centre de toute sa vie. Vous y ferez l'expérience de la seule joie qui ne passe pas !
Chers pèlerins, renonçons aux ténèbres. Choisissons la lumière ! Demandons à la Très Sainte Vierge Marie de savoir dire « fiat », c’est-à-dire oui, pleinement, comme elle, de savoir accueillir la lumière de l'Esprit Saint comme elle. En ce jour où, grâce à la sollicitude du Saint-Père le Pape François, nous fêtons Marie, Mère de l’Église, demandons à cette Mère Très Sainte d'avoir un cœur comme le sien, un cœur qui ne refuse rien à Dieu, un cœur brûlant d'amour pour la gloire de Dieu, un cœur ardent à annoncer aux hommes la Bonne Nouvelle, un cœur généreux, un cœur large comme le cœur de Marie, aux dimensions de l’Église, aux dimensions du Cœur de Jésus ! 

Ainsi soit-il ! 

Robert Card. Sarah 

(1) Saint Jean-Paul II, Veritatis Splendor, 85.
(2) Saint Jean-Paul II, Veritatis Splendor, 87.
(3) Saint Jacques ajoute : “Créatures adultères ! Vous savez bien que l’Amour pour les choses du monde est hostilité contre Dieu; donc, celui qui veut aimer les choses du monde se pose en ennemi de Dieu” ( Jc 4, 4). Le monde occidental est une illustration incontestable de ce qu’affirme saint Jacques.
(4) Homélie du Père R. Cantalamessa du Vendredi Saint 2018, Basilique Saint-Pierre de Rome. 

La France n’a rien à gagner à renier son héritage chrétien

publié le 10 déc. 2017 à 08:42 par Olivier du Chambon   [ mis à jour : 10 déc. 2017 à 08:53 ]

Alors qu'Emmanuel Macron s'est ravisé après avoir failli faire un signe de croix :      


                                                                                          

Karim Ouchikh appelle à ne pas renier nos racines chrétiennes :

"Ces derniers mois, elle cible méthodiquement, ici ou là, les repères ancestraux qui structurent notre univers collectif : destruction à Ploërmel de la croix du monument de Jean-Paul II ordonnée par le Conseil d’État ; interdiction par cette même juridiction d’installer une crèche dans l’enceinte de la mairie de Béziers, prohibition étendue à Hénin-Beaumont par la Cour d’appel de Douai ; dégradation continue de nos églises que l’absence d’entretien régulier condamne à la fermeture programmée, prélude bien souvent à leur vente ou à leur démolition ; abandon par de grandes enseignes commerciales des appellations et des symboles chrétiens apposés sur leurs produits, au prétexte de réorganiser leur politique de promotion publicitaire ; suppression du très controversé marché de Noël à Paris qui dénote en réalité l’intention inavouable de la municipalité socialiste d’éradiquer de la capitale la présence de tout marqueur chrétien ; « prix de la Laïcité 2017 » décerné récemment à Anna Chevtchenko, figure de proue des Femen, ces activistes de la décadence qui se sont particulièrement illustrées en profanant la cathédrale Notre-Dame de Paris…

Une contre-offensive s’impose pour enrayer très vite la progression de cette vaste opération de déstabilisation idéologique de notre civilisation, non pour instaurer un quelconque État clérical mais pour défendre un modèle de société qui placerait enfin au cœur de son identité intrinsèque la prééminence du fait culturel chrétien, cette clé de compréhension de notre héritage historique sans laquelle nul ne saurait discerner la réalité de l’être français. Qui peut contester au christianisme ce droit imprescriptible, celui d’avoir façonné depuis des siècles nos paysages, notre culture, notre univers de pensée, notre civilisation en somme ! En bonne logique, le christianisme bénéficie sur notre sol d’un privilège de civilisation qui confère au fait culturel chrétien une légitimité historique dans notre inconscient collectif et, partant, une prééminence dans la définition de l’être français. Autrement dit, si tous les cultes sont formellement égaux devant la loi, les religions ne bénéficient pas du même statut culturel entre elles au regard de notre mémoire nationale. En est-il autrement, d’ailleurs, en Algérie avec l’islam, en Israël avec le judaïsme ou en Thaïlande avec le bouddhisme, trois pays parmi tant d’autres dont nul ne songerait à contester les réalités de civilisation qui y dominent. [...]

Le mardi 12 décembre prochain à 18 heures 30, place du Palais-Royal à Paris, face au Conseil d’État, j’organise un rassemblement de protestation, en présence d’éminentes personnalités, pour manifester notre indignation collective, protéger nos croix et défendre nos symboles chrétiens. Soyons nombreux, tous ensemble, à sonner le tocsin !"



Revivez la messe anniversaire du Motu proprio Summorum Pontificum du 07/07/2017

publié le 12 sept. 2017 à 11:31 par Paroisse Blanzay   [ mis à jour le·10 déc. 2017 à 08:29 par Olivier du Chambon ]

Revivez la messe anniversaire du Motu proprio Summorum Pontificum le vendredi 7 juillet 2017 en la cathédrale Notre-Dame de Paris.

Messe votive au Saint Esprit.

  • Célébrant : chanoine Marc Guelfucci
  • Diacre : abbé Sébastien Damaggio
  • Sous-diacre : abbé Claude Barthe
  • Sermon : Mgr Patrick Chauvet, recteur-archiprêtre. "Rien n'est trop beau pour le Seigneur" (à partir de  19' 35").


Proclamation du dogme de l'Assomption par Pie XII

publié le 20 août 2017 à 03:50 par Paroisse Blanzay


"La liturgie de la forme ordinaire pourrait nous faire courir le risque de nous détourner de Dieu"

publié le 8 juil. 2017 à 05:51 par Olivier du Chambon


Capture d’écran 2017-07-03 à 19.39.26Il y a dix ans, le 7 juillet 2007, Benoît XVI publiait son Motu proprio Summorum Pontificum, événement important de la vie de l’Eglise. A cette occasion, La Nef publie un dossier sur ce sujet, introduite par une réflexion du cardinal Robert Sarah, préfet de la Congrégation pour le Culte divin. En voici un court extrait :

Capture d’écran 2017-07-03 à 19.44.50

« Nous devons faire passer la miséricorde avant le jugement »

publié le 15 mai 2017 à 00:43 par Paroisse Blanzay

Méditation du pape à la Petite Chapelle des apparitions de Fatima (Texte complet)

Veillée à la chapelle des apparitions de Fatima, capture CTV

Veillée À La Chapelle Des Apparitions De Fatima, Capture CTV

« Nous devons faire passer la miséricorde avant le jugement et, de toute façon, le jugement de Dieu sera toujours fait à la lumière de sa miséricorde », a affirmé le pape François depuis la Petite Chapelle des apparitions de Fatima (Portugal), le 12 mai 2017.

Au soir du premier jour de son pèlerinage au sanctuaire marial, le pape a présidé la bénédiction des cierges et a prié le chapelet avec la foule. « On commet une grande injustice contre Dieu et contre sa grâce quand on affirme en premier lieu que les pécheurs sont punis par son jugement sans placer avant – comme le manifeste l’Évangile – qu’ils sont pardonnés par sa miséricorde ! », a-t-il averti dans sa méditation.

« La miséricorde de Dieu ne nie pas la justice, parce que Jésus a pris sur lui les conséquences de notre péché avec le châtiment mérité, a poursuivi le pape. Il ne nie pas le péché mais il a payé pour nous sur la Croix… mettons de côté toute forme de peur et de crainte, parce que cela ne convient pas à celui qui est aimé »

« Chaque fois que nous récitons le Rosaire, a-t-il aussi souligné, en ce lieu béni ou en n’importe quel autre lieu, l’Évangile reprend sa route dans la vie de chacun, dans la vie des familles, des peuples et du monde » : « Pèlerins avec Marie ».

AK

Méditation du pape François

Chers pèlerins de Marie et avec Marie !

Merci de m’avoir accueilli parmi vous et de vous être unis à moi en ce pèlerinage vécu dans l’espérance et dans la paix. Dès maintenant, je désire assurer tous ceux qui se trouvent unis à moi, ici ou ailleurs, que je vous porte tous dans mon cœur. Je sens que Jésus vous a confiés à moi (cf. Jn 21, 15-17), et je vous embrasse et vous confie tous à Jésus, “spécialement ceux qui en ont le plus besoin” – comme la Vierge nous a enseigné à prier (Apparition de juillet 1917). Que la Mère, douce et attentive à tous ceux qui sont dans le besoin, leur obtienne la bénédiction du Seigneur ! Sur chacun des déshérités et des malheureux à qui a été volé le temps présent, sur chacune des personnes exclues et abandonnées à qui est nié l’avenir, sur chacun des orphelins et des victimes de l’injustice à qui il n’est pas permis d’avoir un passé, que descende la bénédiction de Dieu incarnée en Jésus Christ : « Que le Seigneur te bénisse et te garde ! Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, qu’il te prenne en sa grâce ! Que le Seigneur tourne vers toi son visage, qu’il t’apporte la paix !» (Nb 6, 24-26).

Cette bénédiction s’est accomplie pleinement dans la Vierge Marie, puisqu’aucune autre créature n’a vu resplendir sur elle le visage de Dieu comme elle, qui a donné un visage humain au Fils du Père éternel ; et nous, maintenant, nous pouvons le contempler successivement dans les moments joyeux, lumineux, douloureux et glorieux de sa vie, que nous revisitons dans la récitation du Rosaire. Avec le Christ et Marie, nous demeurons en Dieu. En effet, « si nous voulons être chrétiens, nous devons être marials, c’est-à-dire que nous devons reconnaître le rapport essentiel, vital, providentiel qui unit Marie à Jésus et qui nous ouvre le chemin qui nous conduit à Lui » (Paul VI, Discours au cours de la visite au sanctuaire de la Vierge de Bonaria, Cagliari, 24 avril 1970).

Ainsi, chaque fois que nous récitons le Rosaire, en ce lieu béni ou en n’importe quel autre lieu, l’Évangile reprend sa route dans la vie de chacun, dans la vie des familles, des peuples et du monde. Pèlerins avec Marie… Quelle Marie ? Une Maîtresse de vie spirituelle, la première qui a suivi le Christ sur la “voie étroite” de la croix, nous donnant l’exemple, ou au contraire une Dame “inaccessible” et donc inimitable ? La “Bienheureuse pour avoir cru” toujours et en toutes circonstances aux paroles divines (cf. Lc 1, 42.45), ou au contraire une “image pieuse” à laquelle on a recours pour recevoir des faveurs à bas coût ? La Vierge Marie de l’Évangile, vénérée par l’Église priante, ou au contraire une Marie affublée d’une sensibilité subjective qu’on voit tenir ferme le bras justicier de Dieu prêt à punir : une Marie meilleure que le Christ, vu comme un juge impitoyable ; plus miséricordieuse que l’Agneau immolé pour nous ?

On commet une grande injustice contre Dieu et contre sa grâce quand on affirme en premier lieu que les pécheurs sont punis par son jugement sans placer avant – comme le manifeste l’Évangile – qu’ils sont pardonnés par sa miséricorde ! Nous devons faire passer la miséricorde avant le jugement et, de toute façon, le jugement de Dieu sera toujours fait à la lumière de sa miséricorde. Évidemment la miséricorde de Dieu ne nie pas la justice, parce que Jésus a pris sur lui les conséquences de notre péché avec le châtiment mérité. Il ne nie pas le péché mais il a payé pour nous sur la Croix. Et ainsi, dans la foi qui nous unit à la Croix du Christ, nous sommes libérés de nos péchés ; mettons de côté toute forme de peur et de crainte, parce que cela ne convient pas à celui qui est aimé (cf. 1 Jn 4, 18). « Chaque fois que nous regardons Marie nous voulons croire en la force révolutionnaire de la tendresse et de l’affection. En elle, nous voyons que l’humilité et la tendresse ne sont pas les vertus des faibles, mais des forts, qui n’ont pas besoin de maltraiter les autres pour se sentir importants. […] Cette dynamique de justice et de tendresse, de contemplation et de marche vers les autres, est ce qui fait d’elle un modèle ecclésial pour l’évangélisation » (Evangelii gaudium, n. 288). Que chacun de nous puisse devenir, avec Marie, signe et sacrement de la miséricorde de Dieu qui pardonne toujours, qui pardonne tout.

Pris par la main de la Vierge Mère et sous son regard, nous pouvons chanter avec joie les miséricordes du Seigneur. Nous pouvons dire : Mon âme chante pour toi, Seigneur ! La miséricorde que tu as eue envers tous tes saints et envers le peuple fidèle tout entier, est aussi arrivée jusqu’à moi. À cause de l’orgueil de mon cœur, j’ai vécu distrait derrière mes ambitions et mes intérêts, sans réussir cependant à n’occuper aucun trône, ô Seigneur ! L’unique possibilité d’exaltation que j’ai est celle-là : que ta Mère me prenne dans ses bras, me couvre de son manteau et me place à côté de ton Cœur. Et qu’il en soit ainsi.

© Librairie éditrice du Vatican

Bonjour La Vie !

publié le 3 avr. 2017 à 02:16 par Paroisse Blanzay   [ mis à jour : 3 avr. 2017 à 02:20 ]



France: le pape encourage la « Marche pour la Vie »

publié le 24 janv. 2017 à 12:30 par Paroisse Blanzay

Il invite à « oeuvrer sans relâche » pour la culture de la vie

Audience du 11 janvier 2017, capture CTV

Audience Du 11 Janvier 2017, Capture CTV

Le pape François encourage les participants à la « Marche pour la Vie » qui aura lieu le 22 janvier 2017 à Paris (France), à « œuvrer sans relâche » pour la culture de la vie.

Dans une lettre adressée au président de la Marche pour la Vie par l’intermédiaire de Mgr Luigi Ventura, nonce apostolique en France, le pape « salue cordialement les participants à cette manifestation ».

Le pape François rappelle que « l’Eglise ne doit avoir de cesse d’être l’avocate de la vie, et ne doit pas renoncer à annoncer que la vie humaine doit être protégée sans condition, depuis le moment de la conception jusqu’à la mort naturelle », peut-on lire dans la lettre signée du 18 janvier.

Mgr Ventura ajoute : « Au-delà de la légitime manifestation en faveur de la défense de la vie humaine, le Saint-Père encourage les participants de ‘La Marche pour la Vie’ à œuvrer sans relâche pour l’édification d’une civilisation de l’amour et d’une culture de la vie ».

Il s’agit de la 11e édition, de cette Marche qui rassemble un collectif d’associations engagées dans la défense de la vie, et soutenue par la Confédération nationale des Associations familiales catholiques.

« Arrêtons-nous pour regarder la crèche », encourage le pape

publié le 30 déc. 2016 à 09:38 par Paroisse Blanzay

Tweets du temps de Noël

29 DÉCEMBRE 2016PAPE FRANÇOIS
Crèche maltaise place Saint-Pierre 2016 © Zenit, Sergio Mora

Crèche Maltaise Place Saint-Pierre 2016 © Zenit, Sergio Mora

Durant le temps de Noël, le pape François a encouragé à s’arrêter pour regarder la crèche, dans des tweets publiés sur son compte @Pontifex_fr autour de la fête de la Nativité 2016.

« Laissons-nous toucher par la tendresse qui sauve, a-t-il ainsi écrit le 29 décembre ; approchons-nous de Dieu qui se fait proche, arrêtons-nous pour regarder la crèche ».

Le 24 décembre, il avait publié cette invitation : « Comme les bergers de Bethléem, puissent nos yeux s’émerveiller en contemplant dans l’enfant Jésus le Fils de Dieu ».

« Dieu, épris de nous, nous attire par sa tendresse, naissant pauvre et fragile au milieu de nous, comme un de nous », a souligné le pape le 28 décembre.

La veille, toujours sur Twitter, il avait expliqué que « Noël a surtout une saveur d’espérance parce que, malgré nos ténèbres, la lumière de Dieu resplendit ».

Quelques jours avant Noël, dans sa catéchèse du 21 décembre, le pape avait assuré que « dans sa simplicité, la crèche transmet l’espérance à travers chacun des personnages : Jésus, en qui l’espérance de Dieu et l’espérance de l’homme se rencontrent ; Marie, Mère de l’espérance, qui contemple l’Enfant et voit en Lui l’amour de Dieu venu sauver son peuple et toute l’humanité ; et Joseph, qui a cru à la parole de l’ange et qui a nommé cet Enfant ‘Jésus’, un nom qui est une espérance pour chaque homme ».

Il avait aussi encouragé à se laisser « toucher par Dieu » devant la crèche, au cours de l’audience générale du 14 décembre : « Je vous invite, devant la crèche, à vous laisser toucher par Dieu qui pour nous s’est fait enfant, un Dieu qui abandonne sa grandeur pour se faire proche de chacun de nous ».

« Je viens à Toi, et je ne viens pas seul », prière du pape à la Vierge Marie

publié le 9 déc. 2016 à 09:28 par Paroisse Blanzay

Acte de vénération place d’Espagne pour l’Immaculée conception

Vénération place d'Espagne pour l'Immaculée conception, capture CTV

Vénération Place D'Espagne Pour L'Immaculée Conception, Capture CTV

« Je viens à Toi, et je ne viens pas seul » : pour la fête de l’Immaculée conception, le 8 décembre 2016, le pape François a confié à la Vierge Marie les enfants abandonnés, exploités, les familles en peine, les travailleurs confrontés à des conditions indignes, les chômeurs.

Depuis la place d’Espagne à Rome, le pape a invité à l’action pour le renouvellement du monde, avec la Vierge Marie : « Nous avons besoin de ton regard immaculé… de ton coeur immaculé… de tes mains immaculées… de tes pieds immaculés », a-t-il dit.

Accueilli aux alentours de 16h par la maire de la ville Virginia Raggi, le pape s’est recueilli au pied de l’immense colonne de la Vierge Marie. Puis il a longuement salué et béni plus d’une centaine de personnes handicapées présentes au premier rang de la foule. Avant de rentrer au Vatican, le pape a fait halte à la basilique Sainte-Marie-Majeure pour vénérer la Vierge « Salus populi romani ».

Voici notre traduction de la prière que le pape a composée pour l’occasion :

Prière du pape François à la Vierge Marie

O Marie, notre Mère Immaculée,
au jour de ta fête je viens à Toi,
et je ne viens pas seul :
je porte avec moi tous ceux que ton Fils m’a confiés,
en cette ville de Rome et dans le monde entier,
pour que Tu les bénisses et les sauves des dangers.

Je T’apporte, Mère, les enfants,
spécialement ceux qui sont seuls, abandonnés,
et qui à cause de cela sont trompés et exploités.

Je T’apporte, Mère, les familles,
qui font marcher la vie et la société
avec leur engagement quotidien et caché ;
de façon particulière les familles qui ont le plus de peine
à cause de tant de problèmes interieurs et extérieurs.

Je T’apporte Mère, tous les travailleurs, hommes et femmes,
et je te confie surtout celui qui, par nécessité,
se force à exécuter un travail indigne
et celui qui a perdu son travail ou ne parvient pas à en trouver.

Nous avons besoin de ton regard immaculé,
pour retrouver la capacité de regarder les personnes et les choses
avec respect et reconnaissance,
sans intérêts égoïstes ou hypocrisie.

Nous avons besoin de ton cœur immaculé,
pour aimer de façon gratuite,
sans arrières-pensées mais en cherchant le bien de l’autre,
avec simplicité et sincérité, en renonçant aux masques et aux maquillages.

Nous avons besoin de tes mains immaculées,
pour caresser avec tendresse,
pour toucher la chair de Jésus
dans les frères pauvres, malades, méprisés,
pour relever celui qui est tombé et soutenir celui qui chancèle.

Nous avons besoin de tes pieds immaculés,
pour aller à la rencontre de celui qui ne sait pas faire le premier pas,
pour marcher sur les sentiers de celui qui est égaré,
pour aller trouver les personnes seules.

Nous te remercions, o Mère, parce qu’en te montrant à nous
libre de toute tache du péché,
Tu nous rappelles qu’avant tout il y a la grâce de Dieu,
il y a l’amour de Jésus-Christ qui a donné sa vie pour nous,
il y a la force de l’Esprit-Saint qui renouvelle tout.

Fais que nous ne cédions pas au découragement,
mais, confiants dans ton aide constante,
nous nous engagions à fond pour nous renouveler nous-mêmes,
cette Ville et le monde entier.

Prie pour nous, Sainte Mère de Dieu !

Traduction de Zenit, Anne Kurian

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