AIMONS NOTRE DEVOIR ! Par l’Abbé Jacquemin …

publié le 11 mars 2012 à 12:33 par Olivier du Chambon   [ mis à jour : 11 mars 2012 à 12:34 ]
      N’oublions pas que la perfection ne consiste pas à faire le contraire de ce qu’on aime mais à aimer toujours ce qu’on doit faire. Et cette règle, si nous l’appliquons, comporte déjà bien assez de mortifications.
       Est-il nécessaire d’en rajouter ? La vérité est que nous devons aimer notre devoir. Soyons bien tranquilles qu’à suivre ce principe, nous plairons assurément à Dieu car nous éviterons à la fois la paresse qui nous porte vers ce qui nous plaît et la témérité qui nous pousserait à choisir ce qui nous répugne. Plus humblement, mais non moins courageusement, nous devons chercher et trouver notre joie dans ce qui plaît à Dieu, c’est-à-dire les devoirs que nous impose notre état de vie et non pas ceux que nous nous inventerions pour notre satisfaction personnelle…
         En aimant notre devoir, nous réunissons les meilleures conditions pour bien accomplir ce que Dieu attend de nous. C’est donc une faveur précieuse que de demander à Dieu de nous faire aimer réellement notre devoir d’état, de nous faire trouver positivement de la joie dans l’obéissance à ses exigences et par suite aux efforts qu’elle nécessite…
      Certes, il ne s’agit pas de n’éprouver aucune peine à faire le bien mais de goûter dans l’accomplissement du bien une satisfaction qui dépasse notre peine. Or, sur ce point, nous devons convenir qu’à nous seuls, à supposer même que nous le désirions, nous sommes incapables d’atteindre à ce résultat. Nous avons besoin de la grâce de Dieu. Et encore, il ne suffit pas que Dieu nous donne sa grâce, il faut aussi que nous y répondions en surmontant toutes les oppositions de notre nature blessée par le péché originel…
       C’est encore dans une vie de fidélité à nos devoirs qu’en ce monde nous sommes les plus heureux, car nous savons alors que nous n’agissons pas selon les fantaisies de notre amour-propre mais selon la volonté de Dieu, et que la sainteté ne s’acquiert pas autrement que dans l’amour à notre devoir quotidien.
      Nous devons aimer notre devoir et placer notre joie dans son accomplissement ; tel est le plus sûr moyen de faire joyeusement la volonté de Dieu sur la terre comme elle s’accomplit au Ciel, tant il est vrai qu’en aimant notre devoir, chaque jour, nous participons déjà au bonheur du Ciel.