ESPAGNE : LE CRUCIFIX REPREND UNE PLACE PUBLIQUE

publié le 26 déc. 2011 à 13:55 par Paroisse Blanzay

Prestation de serment du chef du gouvernement


ROME, vendredi 23 décembre 2011 (ZENIT.org) - S’il est vrai que les symboles parlent, la prestation de serment du nouveau président du conseil des ministres espagnol, Mariano Rajoy, est une déclaration d’intention : le crucifix a repris son rôle dans la vie publique espagnole.

Mariano Rajoy a prêté serment mercredi matin, 21 décembre, au palais de la Zarzuela, la résidence des rois d’Espagne, en posant la main droite sur la Bible et un exemplaire de la constitution de 1978. Sur la table, bien en vue, sous l’œil des appareils photos, un témoin muet mais éloquent : le crucifix.

« Je jure d’accomplir fidèlement mes obligations de président du gouvernement avec loyauté au roi et à la constitution », a dit le nouveau premier ministre espagnol, la main posée sur la bible et le crucifix, devant le roi Juan Carlos I, en présence de la reine Sofia, du chef du gouvernement sortant, Jose Luis Zapatero, et les autorités civiles espagnoles, durant une brève cérémonie.

De cette manière, le chef du Parti Populaire Espagnol, devient le sixième chef du gouvernement depuis le retour de la démocratie dans le pays (175). Les débats parlementaires d’investiture se sont achevés mardi. Mariano Rajoy y avait présenté son programme gouvernemental à soumettre à la confiance de la Chambre des députés. Confiance qu’il a obtenu, comptant sur la majorité absolue (185 voix) de son parti.

Comme le veut la tradition durant la prestation de serment ou la promesse (selon ce que choisit l’élu) pour les membres de l’exécutif, Mariano Rajoy a voulu prêté serment devant un crucifix, un exemplaire de la constitution ouvert au Titre IV – relatif au gouvernement et à l’administration – et devant une Bible de 1791, dédicacée au roi Carlos IV, ouverte au chapitre XXX du Livre des Nombres.

Cette même formule avait été choisie par Aldolfo Suarez, Leopoldo Calvo-Sotelo et José Maria Aznar. Les socialistes Felipe Gonzalez et José Luis Rodriguez Zapatero avaient optés, eux, pour la promesse.

Nieves San Martin
Traduction d’Isabelle Cousturié