Paroles fortes du Professeur Jérôme Lejeune : suite

publié le 21 févr. 2012 à 04:40 par Olivier du Chambon   [ mis à jour : 21 févr. 2012 à 04:45 ]
    
De peur de rouvrir le débat sur l’avortement, on refuse à l’embryon la protection de la loi.
 Pourtant les lois sur l’IVG ne disent nullement que le petit n’est pas un homme. Elles ne dépénalisent l’élimination de l’enfant qu’en raison, disent-elles, de la détresse de sa mère. Or, dans la fécondation in vitro ou dans toute manipulation qu’on pourrait imaginer, personne n’est en état de détresse ; ni les fournisseurs de gamètes, ni les manipulateurs. Personne n’est en danger, si ce n’est l’embryon.
     L’embryon est un homme !    
     Au tout début de l’être, dès le moment de la conception, la nature humaine est là.
    C’est elle qui nous enseigne que l’embryon n’est ni une denrée périssable qu’on congèle et décongèle à volonté, ni un bien de consommation qu’on négocie de gré à gré, ni un matériel expérimental, ni un stock de pièces détachées.
 
    Morale naturelle : La contraception, qui est faire l’amour sans faire l’enfant ; la fécondation extracorporelle qui est faire l’enfant sans faire l’amour ; l’avortement qui est défaire l’enfant, et la pornographie qui est défaire l’amour, se trouvent à des degrés divers, incompatible avec la morale naturelle.
    Respect de la vie humaine : Le respect de la vie humaine … quand la médecine perd cela, il n’y a plus de médecine. Il y a peut-être un art biologique qui s’apparente directement à l’art vétérinaire, mais ce n’est plus de la médecine.
    La science est véritablement l’arbre du bien et du mal ; elle donne indifféremment des fruits bons et des fruits mauvais ; toute notre responsabilité de scientifiques est d’essayer de cueillir les fruits bons et de ne pas offrir les fruits mauvais à nos contemporains ou à nos descendants.