Messe de Pâques - Saint Eustache - Mgr Aupetit - Emission le jour du Seigneur

publié le 25 avr. 2019 à 05:29 par Pierre Roland-Gosselin   [ mis à jour : 25 avr. 2019 à 05:31 ]
Le Jour du Seigneur le jour de Pâques avec Monseigneur Aupetit

de 0 à 1 h 10 : Messe de Pâques en direct de l’église Saint-Eustache à Paris (1er arrondissement)

Président et prédicateur : Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris
Suite à l’incendie de Notre-Dame, la messe de Pâques du diocèse de Paris, qui a habituellement lieu dans la cathédrale de Paris, sera célébrée en l’église Saint-Eustache. 2000 personnes sont attendues pour cette célébration exceptionnelle, animée par les maîtrises de Notre-Dame de Paris et de Saint-Eustache.

1h10 : Bénédiction Urbi et Orbi
Prononcée par le Pape François, place Saint-Pierre de Rome depuis le Vatican.

à partir de 1h25 : Magazine en direct « Une cathédrale à reconstruire ? »
Cette émission en direct du forum des Halles, devant l’église Saint-Eustache, interrogera le rapport des français à Notre-Dame et sa reconstruction future.
Pour ce plateau exceptionnel, David Milliat recevra deux invités spéciaux :
– Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris
– Marie-Amélie Tek, architecte et ingénieure du patrimoine
En ce jour de Pâques, ils reviendront sur le terrible incendie qui a ravagé la cathédrale et la grande mobilisation, nationale et internationale, qui s’en est suivie.


La trame de ce qui est dit a été repris dans l'article suivant:


 

 

Le Figaro du 25 avril 2019    Société


L’argent des pierres est-il l’argent des pauvres ?

                 « LE MILLIARD de Notre-Dame », le « milliard des curés »… Ainsi présenté, il y aurait effectivement quelque chose de choquant au pays rassurant de la générosité. À la suite de l’incendie dramatique de Notre-Dame de Paris, l’Église catholique bénéficierait d’une aubaine inouïe et paradoxalement insupportable dans le contexte social actuel. L’argent des pierres serait l’argent des pauvres…

 

Les braises fumaient encore la semaine dernière que ce débat brûlant monta en flèche. Il hésitait entre une franche admiration face à l’élan reconstructeur et… une sourde indignation face aux courbes de dons qui montaient au ciel, presque insolentes. La morsure rouge du feu et la cendre noire se muaient en pluie d’étoiles consolatrices tombant mystérieusement sur les voûtes gothiques déchiquetées. Une manne au désert…
Le premier à tirer la sonnette d’alarme pour déminer l’incendie éthique qui couvait fut le vicaire général du diocèse de Paris. Boxeur à ses heures, Mgr Benoist de Sinety lançait un uppercut dans La Vie : « Le milliard ne va pas dans la poche des curés ! Mais il ne faut pas nier le malaise devant tout cet argent. Je crois que la générosité déployée pour la reconstruction de la cathédrale est une épreuve supérieure à son incendie. Peut-on rebâtir Notre-Dame sans penser aux pauvres ? Nous ne pouvons pas reconstruire un édifice à la gloire de Dieu en ignorant la misère des pauvres ! Ceux qui donnent pour reconstruire une église doivent aussi donner pour ceux qui n’ont rien. »


Œuvres sociales 

 

Il ajoutait trois notes importantes : d’abord « une œuvre hospitalière dite “hôtel-Dieu” était toujours construite à côté de la cathédrale. Il faut établir d’autres hôtels-Dieu d’un type nouveau pour soulager les misères de notre temps. » Ensuite, le souci des « innombrables petites églises en France qui dépérissent faute de moyens ». Enfin le remerciement aux donateurs : « Quand on est doté d’une telle puissance financière, on a un devoir proportionnel à faire le bien. Aujourd’hui, plus personne ne parle à ceux qui possèdent les richesses, sinon en les insultant ou en les louant. Accueillons donc leur générosité. »

 

Interrogé en direct, dimanche de Pâques, sur le même thème par « Le Jour du Seigneur » sur France 2, l’archevêque de Paris, Mgr Michel Aupetit, a eu du mal à contenir une sainte colère. Dans la ligne de son collaborateur, il a décoché : « Je trouve dramatique que l’on ne pense aux pauvres que dans les moments d’émotions ! Vous savez, les pauvres, on s’en occupe toute l’année ! » Et de décliner les œuvres sociales financés par la Fondation Notre-Dame, des logements et un accueil hivernal pour les SDF notamment. Ponctuant : « Il n’y a pas d’opposition. D’autant que les pauvres savent qu’ils sont chez eux, dans les églises, ils les aiment ! Il y a peu d’endroits où ils peuvent entrer, ils ne vont pas ailleurs. Ils ne vont pas dans les studios de télévision ! Ils savent qu’ils peuvent entrer dans les églises, s’y chauffer, y être accueillis et pas mis dehors. L’Église, c’est la maison des pauvres. »
L’argent des pierres n’est pas donc l’argent des pauvres. Les deux vont de pair. Sans oublier ce paradoxe : l’histoire des sociétés humaines montre que le « luxe », avant d’orner les puissants, a toujours été destiné au sacré, aux dieux, à Dieu.


 Jean-Marie Guénois


 

Inséré depuis <http://kiosque.lefigaro.fr/ouvrir-liseuse-milibris/le-figaro/e89f7956-b8e7-4ffe-807b-a9d9af6d5a14>

  


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