Témoignage de Gloria POLO, foudroyée en 1995 lors d’un orage 1° partie

publié le 17 août 2011 à 03:08 par Olivier du Chambon   [ mis à jour : 17 août 2011 à 03:45 ]
« Je suis catholique… »
 
 Témoignage de Madame Gloria POLO, dentiste à Bogota, foudroyée le 5 mai 1995 lors d’un orage, déclarée cliniquement morte, revenue à la vie.
Une vie nouvelle, par la grâce de l’infinie Miséricorde de Dieu.
 
      C’était à l’Université Nationale de Colombie à Bogota, le 5 mai 1995. Avec mon neveu, dentiste comme moi, nous préparions une maîtrise.
Ce vendredi après-midi, mon mari nous accompagnait car nous avions des livres à prendre à la Faculté. Il pleuvait abondamment et mon neveu et moi-même, nous nous abritions sous un même petit parapluie…. Nous nous somme dirigés vers des arbres pour éviter les flaques d’eau.
A ce moment-là, nous avons été tous les deux foudroyés. Mon neveu est mort sur le coup. Pour ma part, mon corps a été brûlé de façon horrible, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur.
      Je pratiquais la contraception et portais un stérilet en cuivre. Le cuivre étant un excellent conducteur d’électricité, brûla mes ovaires.
Je n’avais plus de poitrine et pratiquement toute ma chair et une partie de mes côtes avaient disparu.
La foudre est sortie par mon pied droit après avoir abîmé mon estomac, mon foie, mes reins et mes poumons.
 
       Je me trouvais en arrêt cardiaque, sans vie, mon corps ayant des soubresauts à cause de l’électricité qu’il avait encore….
Alors que j’étais sous anesthésie, voilà que je sors de mon corps et qu’avec horreur je vois que les chirurgiens sont en train de racler et de nettoyer mes brûlures.
Mais la blessure la plus horrible venait de ma vanité.
        J’étais une femme du monde, un cadre, une intellectuelle, une étudiante esclave de son corps, de la beauté et de la mode.
Je faisais de la gymnastique quatre heures par jour, pour avoir un corps svelte : massages, thérapies, régimes en tous genres…
C’était ma vie, une routine qui m’enchaînait au culte de la beauté du corps.
Je me disais : « J’ai de beaux seins, autant les montrer. Il n’y a aucune raison de les cacher ».
De même pour mes jambes, car je croyais que j’avais de belles jambes !
Mais en un instant je vis ave horreur que j’avais passé ma vie à prendre soin de mon corps. L’amour de mon corps avait été le centre de mon existence.
      Or, maintenant, je n’avais plus de corps, plus de poitrine, rien que d’horribles trous.
Subitement, je passai par un moment terrible : toute ma vie, je n’avais été qu’une catholique à peine tiède.
Ma relation avec le Seigneur ne tenait qu’à la Messe du dimanche, là où l’homélie était la plus brève.
Un jour, alors que j’étais déjà en Maîtrise dentaire, j’avais entendu un prêtre affirmer que l’enfer, comme les démons, n’existait pas.
Or c’était la seule chose qui me retenait encore dans la fréquentation de l’Eglise.
En entendant une telle affirmation, je me suis dit que nous irions tous au Paradis, indépendamment de ce que nous sommes et je m’éloignais complètement du Seigneur.
Mes conversations devinrent malsaines. Je commençais à dire à tout le monde que le diable n’existait pas et que cela avait été une invention des prêtres, que c’était de la manipulation…
Lorsque je sortais avec mes camarades de l’Université, je leur disais que Dieu n’existait pas et que nous étions le produit de l’évolution.
 
      Mais à cet instant, là, dans la salle d’opération, j’étais vraiment terrifiée ! Je voyais les démons venir vers moi car j’étais leur salaire.
Des murs du bloc opératoire, je vis surgir beaucoup de monde. Ils avaient des visages haineux.
A ce moment-là, il me fut donné de réaliser que je leur appartenais.
Je compris que le péché n’était pas gratuit et que le mensonge le plus infâme du démon, c’était de faire croire qu’il n’existait pas.
Je les voyais tous venir me chercher. Imaginez ma frayeur !
     Mon esprit intellectuel et scientifique ne m’était d’aucun secours. Je voulus regagner l’intérieur de mon corps, mais celui-ci ne me laissait pas entrer.
Je courus alors vers l’extérieur de la pièce, mais en fait, je finis par sauter dans le vide. Je tombais dans un tunnel qui me tirait vers le bas.
Au début, il y avait de la lumière et cela ressemblait à une ruche d’abeilles. Il y avait beaucoup de monde. Mais bientôt je commençais à descendre le long des tunnels, j’atterris lamentablement sur une plateforme.
Je vis au sol comme un gigantesque gouffre s’ouvrir et je vis un vide immense, un abîme sans fond. J’étais terrifiée.
Je savais que si j’allais là-dedans, mon âme en mourrait. J’étais tirée vers cette horreur, on m’avait saisie par les pieds.
Mon corps entrait désormais dans ce trou et ce fut un moment d’extrême souffrance et d’épouvante.
Mon athéisme me quitta et je commençais à crier vers les âmes du Purgatoire pour avoir de l’aide.
       Tandis que je hurlais, je ressentis une peine très intense car il me fut donné de comprendre que des milliers et des milliers d’êtres humains se trouvaient là, surtout des jeunes.
C’est avec terreur que j’entendais des grincements de dents, d’horribles cris et des gémissements qui m’ébranlèrent jusqu’au tréfonds de mon être.
Je compris que c’est là où vont les âmes des suicidés qui, en un instant de désespoir, se retrouvent au milieu de ces horreurs.
Dans ces tourments-là, je me mis à crier : «  Qui a pu commettre une erreur pareille à mon égard ?
Je suis presque sainte : je n’ai jamais volé, jamais tué, j’ai donné de la nourriture aux nécessiteux : qu’est-ce que je fais ici ?
Je vous supplie, sortez-moi d’ici ! Je suis catholique ! »
Une voix se fit entendre, une voix douce qui fit trembler mon âme.
        Tout fut alors inondé d’amour et de paix et toutes ces sombres créatures qui m’entouraient s’échappèrent car elles ne peuvent faire face à l’Amour.
Cette voix précieuse me dit : « Très bien, puisque tu es catholique, dis-moi quels sont les dix commandements de Dieu.»
Je savais qu’il y avait dix commandements, mais lesquels ?
Un seul me revenait en mémoire ; je dis : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu par-dessus tout et ton prochain comme toi-même. »
J’entendis alors : « Très bien, les as-tu aimés ? » Je répondis : «  Oui ! »
Et là, j’entendis : « Non, tu n’as pas aimé le Seigneur ton Dieu par-dessus tout, et encore moins ton prochain comme toi-même.
Tu t’es créé un dieu que tu ajustais à ta vie … chaque fois que tu avais besoin d’argent, tu récitais le chapelet…
Tu as oublié que tu as été rachetée par le Sang du Christ ! »