L’horreur des abattages rituels

publié le 18 mars 2011 à 00:04 par Paroisse Blanzay   [ mis à jour le·6 oct. 2012 à 12:39 par Olivier du Chambon ]
Henri Tissot, le célèbre humoriste et comédien, se bat au côté de Brigitte Bardot contre les abattages rituels. Il nous explique pourquoi.

La nef : Quelle  est la situation exacte aujourd’hui des abattages dits rituels ?

H.T. : Aujourd’hui, 60% de la viande issue d’animaux abattus selon le rite musulman et plus de 70% de la viande issue du rite israélite se retrouve dans le circuit classique à l’insu des consommateurs - aucun étiquetage n’en signalant la provenance. Où est le respect de cette laïcité française dont on nous rabat les oreilles tandis que l’on ne cesse de trahir ?

La nef : Pourquoi vous opposez-vous à ces abattages rituels ?

H.T. :Le 10 novembre 2010, Brigitte Bardot que je soutiens du mieux que je peux, me faisait convoquer à l’Assemblé Nationale où, sous l’égide du député UMP Lionel Lucas, avait lieu une conférence de presse sur les abattages rituels casher et halal. Brigitte fit un exposé d’une grande tenue où elle expliqua qu’en respectant chacune des traditions des religions concernées, elle demandait que l’on mette fin à la souffrance animale en étourdissant les animaux avant égorgement. Le recteur de la mosquée de Paris, Monsieur Boubakeur, avait admis la chose qui n’eut aucune suite.

A la suite, des projections eurent lieu sur les abattages rituels juifs et musulmans devant toutes les instances vétérinaires et de protection des animaux, ainsi que la fondation Brigitte Bardot et tous les journaux qui publient sur les animaux. La projection était à peine commencée, qu’à la vue des images insoutenables, deux journalistes femmes s’évanouirent ! J’avais moi, les larmes aux yeux et je n’ai pas honte de dire que j’étais secoué de sanglots.

Depuis, je ne puis me distraire de ce problème : j’habite un pays où les animaux sont traités honteusement et ce pays à pour nom la France. C’est insupportable. Croyez vous, ami juif ou ami musulman, que si je recevais un coup sur la tête et que je m’évanouisse, je ne serais plus vivant ? Les animaux ayant reçu un coup sur la tête perdent conscience mais pas la vie. On ne peut pas aujourd’hui agir comme avant. On ne peut pas arracher une dent de la même manière que sous Louis XIV.

Une phrase de Léon Bloy m’arrive ce matin : «On est toujours du bon côté quand on est avec ceux qui souffrent.» J’ajoute : « Fussent-ils des animaux. » J’ai vu et je porte cette image dans ma tête, la vue de ses bœufs tués « cacher » » ou « halal » et suspendu par les pattes et qui gigotaient encore 14 minutes après lors égorgement. C’est très long, 14 minutes. La compassion à laquelle Jésus-Christ m’appelle m’interdit d’admettre cela. La torah interdit également de faire souffrir les animaux.