Qu'en pense Madame Taubira ?

publié le 8 nov. 2013 à 10:10 par Olivier du Chambon   [ mis à jour : 8 nov. 2013 à 10:11 ]
    Nié ou minimisé par les uns, exagéré par les autres, l’enrôlement de jeunes filles pour satisfaire les besoins sexuels des combattants syriens est désormais avéré. Dans son édition du 6 octobre, notre confrère « Jeune Afrique » fait le point sur le djihad al-nikah ( djihad du sexe), auquel auraient participé plusieurs dizaines de juvéniles Tunisiennes.
    Cette pratique étrange serait autorisée et encouragée par des prédicateurs salafistes, à la faveur de « mariages temporaires », éphémères et renouvelables à souhait. Selon l’hebdomadaire, une centaines d’entre elles seraient revenues au pays, enceintes ou malades. Le profil des « djihadettes » (comme on les surnomme à Tunis) est toujours le même : issues de milieux défavorisés, fragiles, crédules, sans instruction ni formation religieuse, les victimes sont des proies faciles.
    C’est le cas d’Inès, 17 ans, séduite par un beau parleur : « Tu seras absoute de tous tes péchés. » Attirée par le paradis, Inès est partie pour la Syrie, où elle a « servi » six mois. Le temps de contracter (avec les maladies afférentes) 152 unions ! Cinq par semaine, témoigne-t-elle, en précisant : « Tous les rituels étaient respectés. Il n’y avait rien de haram (interdit par l’islam), selon nos compagnons, au contraire. »