" Dominus est "

publié le 24 oct. 2011 à 11:30 par Olivier du Chambon

Pour reparler du livre de Mgr Schneider : « Dominus est »

    Mgr Schneider, interviewé à la radio, dit ceci :

«  La communion dans la main actuelle n’a pas de racines dans l’Eglise primitive. Elle a été inventée après Vatican II de façon tout à fait innovatrice.

    L’affirmation que la communion dans la main date des premiers siècles est historiquement fausse. L’Eglise primitive a pratiqué une toute autre forme de recevoir la communion : la main, avant de recevoir la communion, était purifiée, et après cette réception, elle était nettoyée. En outre, les croyants s’inclinaient profondément, pour prendre avec la langue le corps du Seigneur déposé dans leur main, avec une attitude adorante - c’était presque une communion dans la bouche plutôt que dans la main. Après la communion, les chrétiens devaient lécher leur main avec la langue, afin que les plus petites particules ne se perdent pas. Un diacre contrôlait le nettoyage. Ce soin et cette précaution sont en contradiction avec l’indifférence et l’insouciance avec laquelle ladite communion dans la main est distribuée aujourd’hui.

    Les femmes ne recevaient en principe jamais la communion sur la paume. Elles avaient étendu un tissu blanc, une sorte de corporal sur la main. Alors elles recevaient directement la communion en la prenant avec la bouche sur leur petite pièce de linge. C’est un grand contraste avec la forme actuelle de communion dans la main.

    Les croyants antiques n’auraient jamais saisi le pain consacré avec leurs doigts : le geste de se communier soi-même était inconnu dans l’Eglise.

La forme antique de communier étant devenue impraticable, l’Eglise en perfectionna la forme, certainement sous la conduite de l’Esprit-Saint….
    La communion dans la main vient des Calvinistes néerlandais seulement au XVII° siècle. Le calvinisme nie la Présence Réelle du Christ dans l’hostie.

    Les Luthériens, quant à eux, ont gardé jusqu’à une époque récente et encore jusqu’à aujourd’hui dans les pays scandinaves, la communion dans la bouche en s’agenouillant. »