Elles avançaient vers l'aube naissante...

publié le 4 avr. 2010 à 09:37 par Paroisse Blanzay   [ mis à jour : 4 avr. 2010 à 09:48 ]
Il faisait encore nuit. Les jours précédents avaient été terribles, ici, à Jérusalem. En effet, Jésus avait été mis à mort cruellement, injustement, et Il avait été déposé dans un tombeau non loin de là. De bonne heure ce matin-là, Marie-Madeleine, Marie (la mère de Jacques) et  Salomé, la femme de Zébédée, après avoir passé une fort mauvaise nuit, se dirigeaient vers le tombeau du Christ avec leurs parfums et leurs onguents. Elles étaient tristes, elles qui avaient mis toute leur foi, tout leur espoir dans cet homme qu'elles avaient vu pour finir être descendu de la croix et reposer dans les bras de sa Mère en Piéta. En chemin, elles parlaient tout bas en se remémorant les dernières heures de la vie de ce Nazaréen auquel elles avaient été fidèles. Et c'est bien parce qu'elles avaient ce sens de la fidélité bien ancré en elles que ce matin elles voulurent encore honorer son corps par-delà la mort.
 
Cependant, une question les tenaillait : elles se demandaient qui pourrait les aider à faire rouler la pierre qu'elles avaient vu être installée par des hommes forts ... mais, confiantes,  elles avançaient tout de même, continuant de marcher. Confiantes, comme nous devrions l'être nous aussi dans notre pèlerinage terrestre, confiants que le Seigneur pourvoit toujours à nos besoins si nous ne doutons pas de Lui...

En arrivant sur le lieu, elles virent que la pierre avait été déplacée. Hâtant alors le pas, elles entrèrent. Quelle ne fut pas leur stupéfaction en voyant assis sur la pierre tombale un beau jeune homme qui leur dit : "N'ayez pas peur !"... Bien sûr qu'elles avaient peur... elles n'étaient que de pauvres femmes sans défense ! Et en même temps, cette apparition qui se voulait rassurante leur redonnait un peu de courage. "N'ayez pas peur, reprenait la voix céleste, Celui que vous cherchez n'est pas ici. Il est ressuscité comme Il l'avait promis".
 
Les saintes femmes (on les appelle saintes sans doute parce qu'elles sont restées attachées à Jésus, le servant loyalement) quelque peu rassérénées, furent étonnées de voir le linceul bien plié, les bandelettes roulées à côté.
 
Puis, leur foi ne les trompant pas, elles crurent. Oui, elles crurent que leur Seigneur était bel et bien revenu à la vie. Alors, prenant leurs jambes à leur cou, elles coururent annoncer à qui voulait bien les entendre la bonne nouvelle. Mais qui les écouterait... elles... des femmes ?
 
Elles courent ... et à présent, c'est vers nous que ces femmes courent. Elles veulent nous rappeler combien est grand l'amour de Dieu pour nous, Lui qui nous a donné son Fils unique afin de nous racheter. Elles nous confirment que désormais le Ciel est ouvert à ceux qui veulent suivre sa voie.
 
Alors, écoutons-les, ces âmes courageuses et fidèles, nous dire qu'il nous faut, nous aussi être courageux dans nos vies, malgré les épreuves ; et toujours fidèles au Christ qui est bien présent pour nous si nous apprenons à Le rencontrer dans l'Evangile, dans les hommes d'Eglise qui nous guident, et surtout dans l'Eucharistie où, chaque jour Il se donne tout entier pour nous !
 
Ne laissons pas le message des saintes femmes sans réponse, mais soyons l'écho de leurs voix...


Anne