Je suis le bon Pasteur ...

publié le 25 avr. 2010 à 23:23 par Paroisse Blanzay   [ mis à jour : 25 avr. 2010 à 23:27 ]

   Un berger menait ses brebis dans un alpage. Il se trouvait à leur tête et les encourageait en leur disant : « Venez, mes petites, je vais vous mener là-haut et vous serez bien installées dans des prairies magnifiques. Certes, le chemin est raide et aride, mais, regardez cette lumière au loin, ne sentez-vous pas comme elle vous attire ? »

 

   En effet, les bêtes apercevaient un halo merveilleusement lumineux, et elles aspiraient de toutes leurs forces à atteindre ce but. De plus, elles avaient l’habitude de toujours suivre leur guide qui jamais ne les avait trahies.

 

   Mais il faisait chaud, le sentier était rude à monter, les cailloux roulaient sous leurs pattes et les faisaient trébucher. Une brebis tombait même parfois, mais aussitôt, plusieurs accouraient pour l’aider à se relever. Quelquefois même, le pâtre revenait sur ses pas pour secourir et soulager les bêtes les plus affaiblies. Il leur donnait un peu d’eau, soignait leurs plaies en les réconfortant de son mieux. Il portait les agneaux les plus fatigués.

   Dans le troupeau, une vieille brebis tomba à son tour et ne se releva plus. Le troupeau tout entier s’arrêta un instant… puis reprit son long voyage.

 

   Perpendiculairement à cette route, on pouvait voir de beaux chemins tracés bien droits et attirants. Le sol y était plat. Nulle pierre blessante pour les pattes et au loin se trouvaient des bois où il faisait certainement bon vivre. Quelques bêtes, se détournant de leur pasteur, s’y risquèrent. Deux ou trois d’entre elles revinrent cependant quelque temps après pour rejoindre les rangs avertissant les autres qu’elles s’étaient trompées et que ces chemins n’étaient que des leurres. Mais les autres ne reparurent jamais…

 

   Sur ce pénible trajet, des hommes jetaient des pierres sur les pauvres bêtes, donnaient des coups de bâton à leur guide. Mais celui-ci ne renonçant pas, et au contraire, se sentant responsable du troupeau qu’on lui avait confié, relevait la tête et confortait ses brebis, certain de l’immense béatitude qui les attendait bientôt…

 

   En effet, un beau jour, après un trajet interminable, le pasteur annonça tout heureux à son troupeau : « Ca y est ! nous sommes arrivés ! Vous  pouvez vous reposer, vous repaître de cette herbe grasse et délicieuse et boire l’eau de cette source exquise ! »

 

   Les brebis regardant autour d’elles n’en revenaient pas de la beauté du site que leur berger avait choisi pour elles : c’était tout simplement sublime !

 

    Et l’une d’elles, se faisant le porte-parole du groupe entier, déclara : « On se croirait au paradis ! »

   Anne