Politique

Communiqué de S. Exc. Mgr Michel AUPETIT,  archevêque de Paris :

publié le 6 déc. 2018 à 06:01 par Paroisse Blanzay


Les évènements récents montrent une souffrance importante d’une grande partie de nos concitoyens, qui génère la colère quand elle ne semble pas entendue et une frustration devant ce qui peut être pris pour de l’arrogance. Comme archevêque de Paris, je comprends la peine de ceux qui manifestent pacifiquement et luttent pour conserver une vie digne, je dénonce la violence scandaleuse de ceux qui en profitent pour saccager notre ville, je salue le courage des services de police et de gendarmerie et je m’unis au souci de nos gouvernants qui cherchent des réponses à la crise.

Notre pays souffre d’une incompréhension généralisée. L’individualisme devient la valeur absolue au détriment du bien commun qui se construit sur l’attention aux autres et en particulier aux plus faibles. Les valeurs de la République que sont la liberté et l’égalité sont parfois détournées par des réseaux d’influence qui réclament des droits nouveaux sans égard pour les plus vulnérables.

Où sont les véritables priorités ? Les urgences nationales, les « grandes causes » de notre pays ne peuvent légitimement être celles des revendications communautaristes ou catégorielles. Le devoir primordial de l’État est de garantir pour chacun les moyens d’entretenir sa famille et de vivre dans la paix sociale. Il nous faut reconstruire une société fraternelle. Or, pour être frères, encore faut-il une paternité commune. La conscience de Dieu le Père qui nous apprend à nous « aimer les uns les autres » a façonné l’âme de la France. L’oubli de Dieu nous laisse déboussolés et enfermés dans l’individualisme et le chacun pour soi.

La violence engendre la vengeance et la haine. Apprenons ensemble à nous écouter vraiment et à nous parler sans à priori méprisant pour ceux qui ne pensent pas comme nous. J’appelle modestement les protagonistes à un véritable dialogue où chacun accepte de sortir de ses certitudes pour établir un vrai diagnostic d’une situation délétère et trouver humblement les voies d’une reconstruction fraternelle de notre société. Je demande enfin aux chrétiens de prier et d’être ce qu’ils sont appelés à être au nom du Christ : des artisans de paix.

Je porterai notre pays dans la prière lors de la Messe de l’Immaculée Conception du vendredi 7 décembre prochain à 18h30 à Notre Dame de Paris. En ces temps troubles que nous vivons, nous pourrons confier à la sainte Patronne de la France la paix de notre nation qui ne peut naître que de la justice.

Témoignage du père Jean-Baptiste à la messe pour le repos de l'âme du colonel Arnaud Beltrame

publié le 26 mai 2018 à 14:59 par Paroisse Blanzay


Voici le texte du père Jean-Baptise, chanoine de l'abbaye de Lagrasse, envoyé à l'évêque aux armées, lu à Saint Sulpice à Paris lors de la messe pour le colonel Beltrame à 20h30. Le père Jean-Baptiste prêchera à la messe de funérailles, qui se déroulera jeudi à 11h en la cathédrale de Carcassonne.

Cher Monseigneur, chers frères et sœurs,

Filigrane.phpAprès l'hommage national de ce matin, j’aurais aimé être à vos côtés pour évoquer la figure du colonel Arnaud Beltrame, que je préparais au mariage depuis deux ans et dont j'étais proche en ces dernières années. Mais il me faut prêcher à ses funérailles demain matin à Carcassonne. Ma prière rejoint donc la vôtre ce soir.

Vous savez tous la joie que j'ai eue d'être aux côtés du colonel Arnaud Beltrame avec Marielle, sa fiancée et déjà civilement son épouse, il y a cinq jours, à l'hôpital. Nous étions réunis tous les trois comme pour leur mariage que je devais bénir bientôt, et c'est l’ultime onction du sacrement des malades que nous avons célébrée à la place, pour un héros qui fait l'admiration de tous.

Louons le Seigneur pour la force qu'il a mise en ce cœur d'homme et d'officier. Son excellente forme physique impressionnait ses hommes. Il venait souvent me voir en tenue de randonneur. Vous savez sa belle carrière militaire. Mais, plus important que tout, il ne cachait à personne la joie que Dieu lui avait offerte en redécouvrant la foi catholique vers ses 33 ans, entraînant sa première communion et le sacrement de confirmation il y a neuf ans seulement. Nous parlions beaucoup de conjugalité, d'évangélisation, du diable ou autre. Il avait soif de savoir et de comprendre.

Intellectuellement brillant, il a suivi une préparation au mariage exigeante avec un sérieux qui force mon admiration. Marielle et lui venaient chaque mois à des rencontres de couples à Narbonne ou à l'abbaye de Lagrasse. Arnaud nous a marqué par sa vivacité, sa joie contagieuse et sa capacité d’entraînement. Loquace, il était presque bavard... Je devais parfois l'interrompre pour que Marielle puisse s'exprimer... et il le faisait avec un tendre sourire vers elle. Car ce soldat, ce chuteur opérationnel, ce gendarme d'élite fondait devant celle qu'il aimait et débordait d’attentions délicates, de mots gentils. J'en ai été cent fois témoin.

Sa déclaration d'intention pour le mariage catholique que je devais célébrer le 9 juin prochain près de Vannes est admirable. Marielle ne souhaite pas que soit rendue publique cette lettre ultime. Sachez que ce texte écrit seulement quatre jours avant sa mort héroïque, prouve son adhésion inconditionnelle et fervente à toute la foi catholique et à sa tradition, qu'il y prie en particulier Notre Dame avec gratitude, qu'il demande l'aide de saint Michel et prend saint Joseph pour modèle.

Bénissant sa maison le 16 décembre dernier, j'avais été frappé de la décoration manifestant sa foi et sa passion pour l'histoire et la gendarmerie. Mais plus encore, par le fait qu'il avait réservé une pièce pour en faire un oratoire. Nous y avons prié tous les trois. Imitez-le ! Faisons une place dans nos vies à la prière !

Les jours saints que nous vivons rappellent le Sacrifice rédempteur du Christ. Louons le Seigneur de lui avoir permis d'imiter Jésus, de vivre qu' « Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » (Jn 15, 13). Arnaud savait le risque fou qu'il prenait en se livrant comme otage du terroriste. Il l'a fait pour sauver une vie, plusieurs peut-être, car tel était son engagement d'officier de gendarmerie et de chrétien.

Je crois qu'il a offert sa vie pour que s'arrête la mort. La croyance du djihadiste lui ordonnait de tuer. La foi chrétienne d'Arnaud l'invitait à sauver, en offrant sa vie s'il le fallait.

Arnaud est-il un saint au Ciel, un pécheur au purgatoire ou un damné en enfer, comme le pensent les partisans de son meurtrier ? Nous avons grand espoir qu'il nous regarde et intercède pour nous, mais Dieu seul le sait. Quoi qu'il en soit, prions pour lui et les autres victimes de cette tragédie. Prions pour son assassin et ses complices.

Le colonel Beltrame était convaincu qu'on ne peut pas lutter contre une idéologie uniquement avec des armes et des ordinateurs. On ne peut la vaincre durablement qu'avec des convictions spirituelles. La foi catholique qu'il a redécouverte, les merveilles chrétiennes de l'histoire de France qui le passionnaient, sont le meilleur bouclier contre la folie des convictions assassines qui tuent et veulent tuer encore.

Alors, avec Arnaud et comme lui, soyons prêts au sacrifice de nos vies pour l'amour de nos frères !

Là où est la haine, mettons l'amour. Là où est le doute, mettons la foi. Là où est le désespoir, mettons l'espérance. Ainsi soit-il ! (Inspiré de la prière simple dite « de saint François d'Assise », mais apparue seulement en 1912.)

Les apôtres auraient-ils ronflé pendant le sermon des béatitudes ?

publié le 19 oct. 2014 à 06:25 par Paroisse Blanzay

Article rédigé par Diego de La Vega, le 02 octobre 2014
Manif pour tous : les apôtres auraient-ils ronflé pendant le sermon des béatitudes ?

TRIBUNE | Que la conférence des évêques de France ne dise pas un mot sur la mobilisation de La Manif pour tous du 5 octobre, voire prenne ses distances comme son président dansLa Croix du 1er octobre, n’est pas choquant, c’est bouleversant.

Heureusement, une dizaine d’entre eux et pas des moindres : le primat des Gaules, l’archevêque de Paris, et quelques autres connus, NNSS Aillet, Rey, Habertde Kérimel, etc. mettent un peu de combativité dans cette unanimité officielle silencieuse et oppressante. Certains d’entre eux sont même précis dans leur soutien, en tant qu’évêques (Mgr Aupetit). L’honneur est-il sauf pour autant ?

À mon avis, la plupart des évêques auraient ronflé pendant le sermon sur la montagne. Cette réflexion est de Thomas More à son ami le duc de Norfolk qui le supplie de se soumettre. Effectivement, la plupart des prélats anglais se sont soumis à Henry VIII. Ils ronflaient très bien !

C’est grave. On peut ne pas être d’accord avec un prélat lorsqu’il s’exprime. Prenons un exemple précis : on peut très bien être en désaccord avec les positions pratiques du pape François sur l’immigration car celui-ci a une vision irénique du problèm,e mais au moins s’exprime-t-il, et s'exprime-t-il sur le drame de la charité blessée. On lui fait crédit de son audace et de sa générosité.

Mais là, c’est un silence. Qui en rappelle d’autres dans la tragédie de l’histoire. Car enfin, que de simples chrétiens entraînent des non-chrétiens agnostiques, des musulmans, pour défendre les plus humbles devrait les enthousiasmer, devrait les encourager à… encourager !

Mais « ils sont engagés dans un processus de réflexion. » « Ils se situent à un niveau anthropologique, pas au niveau politique. » Ils ronflent.

Complicité objective

Quant on considère l’horreur de la PMA et la tragédie terrifiante de la GPA, il leur est interdit de se taire sous menace d’être accusés de complicité objective. Et quelle complicité ! Une complicité avec les manipulations qui rappellent celles des disciples du monstrueux docteur Mengele.

Aux Indes, les mêmes qui vendent des corps d’enfants en pièces détachées, qui prostituent des jeunes adolescentes, sont les mêmes qui créent des centres d’insémination pour mettre à disposition les ventres de gamines de quinze ans. Cela pour satisfaire l’égoïsme de richissimes clients occidentaux dévoyés.

Les sommes qui circulent au profit de ces réseaux mafieux sont gigantesques. Le marché prend déjà une dimension industrielle. Il s’étend aux Philippines, au Vietnam, au Cambodge et à la Birmanie. Légaliser cela, c’est participer à l’expansion de la plus abominable des exploitations humaines.

Mais la conférence ronfle. Elle débat sur les « moyens d’action qui ne doivent pas devenir des absolus ».

Le drame du monde

Des centaines de milliers de jeunes gens conscients de l’horreur d’une humanité réduite au consommable et au jetable affrontent à Paris et à Bordeaux des colonnes de CRS. Ils sont là, consciemment ou non, pour défendre ce qui est le plus cher à Dieu : l’intégrité de la vie, l’intégrité de la famille, l’intégrité du corps des enfants et des jeunes filles.

Ne pas être ému et bouleversé par cette héroïque générosité qui descend dans la rue pour dire non à l’insoutenable est terrifiant.

« Ils » ronflent.

Que cette jeunesse s’éloigne de plus en plus de l’Église « officielle » parce qu’elle ne se reconnaît pas dans cette assemblée de vieux notables qu’elle assimile aux chambres d’élus… apparaît assez logique, même si cela est très triste.

Les motions épiscopales qui sont votées en conférence plénière ressortissent de préoccupations d’un monde mort depuis trente ans. Le « faire-Église » et le « vivre-ensemble » ne correspondent à aucune des tragiques questions posées aujourd’hui dans un monde qui implose de tous côtés.

Qu’on prive des enfants d’un père ou d’une mère par la violence de la Loi, qu’on vende le ventre des adolescentes des pays pauvres, qu’on les insémine comme des brebis d’élevage pour satisfaire les mœurs saphistes des pays riches toujours par l’autorité du droit ne les révoltent pas. Leur sommeil est profond et béat.

Un système révolu

Que des enfants se fassent arrêter indument au mépris de toutes les règles de procédure pénale parce qu’ils portent en leur cœur l’exigence de l’Évangile puisse les laisser indifférents, donne une idée exacte de ce qu’ils sont : les rentiers d’un système. D’un système révolu.

Ils ronflent.

L’excuse pour eux est de dire : C’est une récupération politique qui sert au Front national.

Ils oublient simplement que la direction du Front national ronfle avec eux dans le même dortoir !

 

Diego de La Vega est le pseudonyme collectif de chroniqueurs réguliers du site Libertepolitique.com.

Recueil de citations qui en dit long sur la marche cachée des socialistes

publié le 16 févr. 2014 à 05:36 par Olivier du Chambon   [ mis à jour : 16 févr. 2014 à 05:36 ]

Pour ceux qui se demandent encore pourquoi le combat de la Manif pour tous n’est pas

encore terminé, voici quelques extraits de ce que prépare le gouvernement :

"Ce qui est cause, c'est l'hétérosexualité en tant que norme. Il nous faut essayer de penser un

monde où l'hétérosexualité ne serait pas normale." (Éric Fassin, sociologue, promoteur de la

théorie du genre en France, professeur à l'Ecole Normale Supérieure.

"Les enfants n'appartiennent pas à leurs parents." (Laurence Rossignol, sénatrice PS, 5 avril

2013, en direct sur France 2, émission Ce soir ou jamais).

"Le but de la morale laïque est de permettre à chaque élève de s'émanciper... Il faut être

capable d'arracher l'élève à tous les déterminismes : familial, ethnique, social, intellectuel"

(Vincent Peillon, Le Figaro, 2/9/2012)

"Toute l'opération consiste bien, avec la foi laïque, à changer la nature même de la religion,

de Dieu, du Christ, et à terrasser définitivement l'Église" (Vincent Peillon, Une religion pour la

République, p. 277, édition du Seuil, 2010)

"Il faut donc à la fois déraciner l'empreinte catholique qui ne s'accommode pas de la

République et trouver, en dehors des formes religieuses traditionnelles, une religion de

substitution qui arrive à inscrire jusque dans les moeurs, les coeurs, la chair, les valeurs et

l'esprit républicain sans lesquels les institutions républicaines sont des corps sans âme qui se

préparent à tous les dévoiements" (Vincent Peillon, ibid, p. 34).

"La laïcité française, son ancrage premier dans l'école, est l'effet d'un mouvement entamé en

1789, celui de la recherche permanente, incessante, obstinée de la religion qui pourra réaliser

la Révolution comme promesse politique, morale, sociale, spirituelle. Il faut pour cela une

religion universelle : ce sera la laïcité. Il lui faut aussi son temple ou son église : ce sera l'école.

Enfin, il lui faut son nouveau clergé : ce seront les hussards noirs de la république". (Vincent

Peillon, ibid, p. 48)

"Il faut toucher un maximum de gens avec des messages subversifs et politiques." (La

réalisatrice du film Tomboy a propos de son film projeté en classes de primaire).

"Je suis pour la GPA accessible à tous les couples." (Jean Pierre Michel, sénateur PS, rapporteur

du texte de loi sur le mariage pour tous au sénat).

"Des parents, un géniteur, une gestatrice peuvent permettre ensemble la venue au monde

d'un enfant." (Najat Vallaud Belkacem, porte parole du gouvernement).

"Il faut en finir avec la filiation biologique." (Erwan Binet, député PS et rapporteur de la loi

Taubira).

"Une femme doit pouvoir avoir accès à la PMA parce qu'elle ne souhaite pas avoir de relations

avec un homme." (François Hollande).

"Il s'agit de substituer a des concepts tels que "le sexe" ou "la différence sexuelle" le concept

de "genre" qui montre que les différences entre le différences entre les hommes et les

femmes ne sont pas fondées sur la nature mais socialement construites. [...] [La théorie du

genre] se borne à dire que les hommes et les femmes ne se retrouvent pas dans leur état

biologique et se construisent autrement." (Julie Sommaruga, député PS).

« Je ne vois aucun inconvénient ni pour les unions à plusieurs, ni pour les unions polygames,

ni pour l’inceste. » (idem).

"Moi je suis pour toutes les libertés. Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras

pour travailler à l'usine, quelle différence? C'est faire un distinguo qui est choquant" (Pierre

Bergé au Figaro).

« Admettre la différence des sexes c’est admettre la complémentarité des sexes, donc la

domination patriarcale, donc l’oppression et l’aliénation de la femme » (Judith Butler,

philosophe féministe du genre).

« Le droit à l’adoption pour les couples homosexuels repose sur une filiation fondée sur la

volonté individuelle, et la volonté n’a pas de sexe… » (Daniel Borillo, Sénat).

« La famille est une construction sociale créée par les hommes pour dominer les femmes. »

(Roselyne Bachelot, janvier 2013).

« Revendiquer l’égalité de tous les individus quels que soient leur sexe et leur orientation

sexuelle c’est déconstruire la complémentarité des sexes et donc reconstruire de nouveaux

fondements républicains » (« Il s’agit donc de déconstruire la complémentarité des sexes pour

transformer en profondeur la société. ») Réjane Sénac, chercheure au CNRS affectée au Centre

de Recherches Politiques de Sciences Po (CEVIPOF), (Enseignante à SciencesPo Paris et à

l’université Sorbonne Nouvelle –Paris 3, (Source rapport du SNUipp, page 2425).

« Je pense qu’en matière du lien de filiation, le mariage est devenu tout à fait secondaire. [...]

Il me paraît évident que le groupe que je préside préconisera d’ouvrir la possibilité d’adoption

aux couples non mariés, parce que, tout simplement, ça va de soi. » (Irène Théry, sociologue,

directrice d’étude à l’EHESS et nommée présidente d’un groupe de travail par Dominique

Bertinotti dans le cadre de la Loi Famille).

« Pour pouvoir abolir le mariage, il faut d’abord que tout le monde puisse en bénéficier. Ce

que vous évoquez est tout à fait envisageable [l’abolition du mariage] […] c’est l’étape suivante

». (Caroline Mécary, Avocate au barreau de Paris, festival « Mode d’emploi » à Lyon, novembre

2013).

« Une proposition que je vous soumets, ce serait de disjoindre la parentalité et la conjugalité

– pourquoi ne pas proposer dès la naissance des enfants, disons juste après le sevrage, une

disjonction des maisons, c’estàdire une résidence alternée dès la naissance. Au moins, les

femmes anticiperaient une carrière maternelle comme les hommes anticiperaient une

carrière paternelle [...]. Les hommes pourraient envisager des métiers où ils seraient bien

obligés une semaine sur deux de s’occuper des enfants. Ce qui veut dire qu’au moment de la

séparation, les choses seraient beaucoup plus simples : il n’y aurait plus de séparation

puisqu’on serait déjà séparés.» (Caroline Mécary, avocate au barreau de Paris, spécialiste des

droits des homosexuels, Festival mode d’emploi à Lyon, novembre 2013).

Mgr di Falco à Jean-Marc Ayrault : M. le Ministre, nous vous attendons !

publié le 12 nov. 2013 à 11:15 par Olivier du Chambon   [ mis à jour : 12 nov. 2013 à 11:16 ]

 

 

L’évêque de Gap et Embrun invite le Premier ministre à venir exprimer, dans la cathédrale de Gap, l’engagement qu’il a pris devant les musulmans à la Mosquée de Paris

 

 


> > 
Dans sa chronique du 27 octobre 2013, Mgr Jean-Michel di Falco Léandri, évêque de Gap et d’Embrun, réagit à la présence du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, et du ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, à la Mosquée de Paris, à l'occasion de la célébration de la fête de l'Aïd.
> > L’évêque se réjouit des propos tenus par le premier ministre à cette occasion, et espère que ce qu’il a dit en s’adressant aux musulmans, il le dirait de la même manière en s’adressant aux chrétiens.
> > Et de citer le Premier ministre :
> > « À travers vous, je salue une grande religion de France. Je mesure la place qui est la sienne dans notre pays et notre histoire. J'entends la parole que vous portez pour rassembler les femmes et les hommes autour d'un message de paix et de concorde, dans le cadre de la République et en accord avec ses principes et ses valeurs. Je vous le redis avec force : toute atteinte au libre exercice du culte est intolérable et toutes les croyances religieuses doivent pouvoir s'exprimer dans notre pays dans le respect des lois de la République, de la laïcité et des convictions de chacun. » (Fin de citation)
> >   
> > Puis l’évêque de Gap lance à Jean-Marc Ayrault cette invitation :  
> > « Alors, Monsieur le ministre, dans la logique de votre démarche, je suppose que vous avez prévu d’exprimer avec autant de force et de conviction la détermination de votre gouvernement à combattre la discrimination dont les chrétiens font l’objet. Et c’est pour cela que j’ai l’outrecuidance de vous inviter chez vous, dans la cathédrale de Gap – les cathédrales étant propriété de l’Etat –, pour le Mercredi des Cendres, début de Carême, ou pour le dimanche de Pâques, à votre convenance. Nous vous accueillerons avec tout le respect qui est dû à votre haute fonction. »

Voilà l'ennemi de l'Eglise...

publié le 10 sept. 2013 à 00:08 par Paroisse Blanzay


Pascal Vesin, prêtre franc-maçon démis de ses fonctions

publié le 29 juin 2013 à 11:59 par Olivier du Chambon   [ mis à jour : 29 juin 2013 à 11:59 ]

 

A la demande de Rome, le Père Pascal Vesin, 43 ans, curé de la paroisse Sainte-Anne d’Arly-Montjoie, à Megève, en Haute-Savoie, a été démis de ses fonctions par Mgr Yves Boivineau, évêque d’Annecy, en raison de son appartenance à la loge maçonnique du Grand Orient de France « depuis 2001 » précise le communiqué de presse de l’évêché d’Annecy du 24 mai. Cette sanction est rarissime. Le Grand Orient de France est connu pour ses positions anti-cléricales. Pascal Vesin est prêtre depuis 1996 et en poste ç Megève depuis 2004.

L’évêché d’Annecy s’appuie entre autres sur une note datée du 26 novembre 1983 de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, dont la mission est de promouvoir la doctrine de l’Eglise catholique, et qui précise que « le jugement de l’Eglise sur les associations maçonniques demeure inchangé…et l’inscription à ces associations reste interdite par l’Eglise ceci en raison même de l’incompatibilité entre les principes de la franc-maçonnerie et ceux de la foi chrétienne ». « Informé en 2010 par courrier anonyme », l’évêque a interrogé Pascal Vesin « qui a nié » selon le communiqué de presse diocésain. « Confondu en 2011, il lui a été demandé de quitter la franc-maçonnerie pour se consacrer a=à son ministère de prêtre » Pascal Vesin a alors affirmé son intention de « vivre la double appartenance ». Selon l’évêché, l’intéressé était informé de la sanction encourue.

« L’évêque a demandé auprès de la nonciature apostolique le délai nécessaire pour prévenir son Conseil presbytéral (Conseil d’une quinzaine de prêtres délégués du diocèse d’Annecy). Trois membres de ce Conseil ont été mandatés par leurs pairs pour rencontrer leur confrère. » Le père Vesin a alors réitéré « sa volonté de rester au sein de la franc-maçonnerie ». « Cette ultime étape franchie, rien ne reste fermé », selon la volonté de l’évêque. « La peine, dite ‘médicinale’ peut être levée ». « La miséricorde va de pair avec la vérité », conclut le communiqué de presse de l’évêché.

Dans un entretien daté du 17 janvier 2013, au Messager, l’hebdomadaire régional, Pasval Vesin déclarait en avoir « rien à faire d’être vivant après la mort ». Il expliquait aussi avoir refusé d’afficher l’annonce pour la Manif pour tous du 13 janvier et être « favorable à l’ordination de prêtres déjà mariés et qui montrent une certaine stabilité dans leur vie maritale. » Il reconnaissait que ses pratiques dérangeaient certains de ses paroissiens.: « A Noël 2012, dans la crèche, je n’ai pas mis de petit Jésus mais le livre de la parole. Mais je les ai tous rassurés : on n’a pas perdu le petit Jésus, il est bien rangé ! »

LE MINISTRE ET SA MORALE

publié le 23 mai 2013 à 10:26 par Olivier du Chambon

 
    Vincent Peillon veut son prof de morale pour la rentrée 2015. L’aura-t-il ? On ne sait. Mais il a demandé à trois personnalités sensibles à ses arguments un rapport pour l’y aider. L’idée est connue : « Enseigner et faire partager les valeurs communes de la République est une des missions de l’école. » Certes. Mais, pour paraphraser une formule célèbre, la morale est un art simple et tout d’exécution. Le ministre a-t-il la réponse ?
 
     Il veut, durant la scolarité, un cours de « morale laïque », c’est-à-dire un professeur chargé du cours, et un manuel pour l’enseigner. Un seul prof de morale ? Les autres en seraient-ils dispensés ? Un manuel adapté par niveau, mais défini par qui ? Par un « conseil supérieur des programmes », lequel aurait ainsi le privilège de fixer la morale pour tous, comme d’autres autorités le font déjà, avec les préjugés que l’on sait, pour les manuels d’histoire, d’économie ou de philosophie ! Le ministre nous a même dévoilé ses préférences en plaidant pour la liberté de fumer du cannabis, ou en interdisant à l’enseignement catholique de se prononcer contre le mariage gay. Le premier article de la future « morale » serait celui de la loi Taubira.
 
     L’école a pourtant de quoi faire ! Non pas avec un seul prof dévoué à la « morale » mais avec tous ses enseignants chargés d’instruire enfants et adolescents, en se fondant sur quelques principes éternels mais peu à la mode : l’apprentissage de la tenue, de l’autorité et du respect - pour le prof comme pour les garçons et les filles entre eux - ; l’apprentissage du travail, récompensé pour ses efforts, associé à la loyauté, au courage et à la solidarité. On devrait citer ces profs qui enseignent les disciplines sportives : ce sont eux les vrais moniteurs de morale, les seuls à pouvoir parler de palmarès, d’uniformes, de règles du jeu et d’envie de gagner.
 
    La morale ne peut être qu’un projet partagé et vécu chaque jour par la communauté éducative et les parents. Mais l’exemple vient toujours d’en haut. Ainsi cette classe de terminale C d’un lycée du Paris populaire. Le professeur de philo enseigne dans le brouhaha et finit par s’énerver : « Le prochain qui parle prend la porte ! ». Le tumulte se poursuit. On entend alors un élève s’exclamer : « Notre prof de philo est comme Hollande, incapable de prendre une décision ! »
 
 
 
 de François d’Orcival

A chanter sur l'air du chant des partisans

publié le 20 mai 2013 à 05:10 par Olivier du Chambon

Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines
Ami, entends-tu le bruit sourd du pays qu’on enchaîne
Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c’est l’alarme
Ce soir l’ennemi se terrera en gémissant, dans les larmes.
 
Montez à la ville, descendez des collines, camarades
Sortez dans les rues pour défendre les familles qu’on brade,
Ohé, de tout cœur, contre le mariage homo, faisons vite,
Ohé, les veilleurs, attention à nos bourreaux qui s’agitent.
 
C’est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères
La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère
Il y a des pays où les gens au creux des lits font des rêves
Ici, nous, vois-tu, nous on marche dans la rue sans une trêve.
 
Ici, chacun sait ce qu’il veut, ce qu’il fait quand il passe
Ami, si tu tombes, deux amis sortent de l’ombre, à ta place.
Demain, Taubira s’enfuira au grand soleil sur nos routes
Chantez, compagnons, dans la nuit la liberté nous écoute…
 
Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines
Ami, entends-tu le bruit sourd du pays qu’on enchaîne
Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c’est l’alarme
Ce soir l’ennemi se terrera en gémissant, dans les larmes…
 

La grande offensive ( d’Eric Zemmour)

publié le 16 mai 2013 à 12:23 par Olivier du Chambon

    Nos enfants ne connaissent pas leur chance.
 
     Ils ne découvriront plus l’Amérique. Vision ethnocentrique !     
    Ils ne connaîtront plus Austerlitz ni Waterloo, mais seront incollables sur la vie d’Olympe de Gouges, militante féministe quasi inconnue de son vivant, guillotinée parmi d’autres sous la Terreur.
     Ils n’étudieront plus L’Albatros de Baudelaire, mais son Lesbos.
     Ils ne connaîtront plus Verlaine et Rimbaud pour leur style, mais pour leur (homo)sexualité.
     Ils apprendront que Napoléon est l’ancêtre lointain de Hitler puisqu’il a rétabli l’esclavage dans les colonies, que le Code noir de Colbert est un crime contre l’humanité, et que le général Bugeaud, qui a conquis l’Algérie, était un nazi. Ils ne seront ni des garçons ni des filles, mais des genres indéterminés. Ils seront les parfaits produits de la sous-culture anti-raciste et féministe. De braves soldats LGBT qui seront débarrassés des « stéréotypes sexuels ». On ne leur aura jamais appris que ces « stéréotypes sexués » tant honnis faisaient le charme de nos pauvres existences !
     Depuis des années (voire des décennies), les militants venus de l’extrême gauche ont investi avec une rare habileté les comités de programmes de l’Education nationale. Désormais, ils passent à l’offensive à visage découvert. Les temps sont mûrs. Leur projet nihiliste de « déconstruction » est en voie d’achèvement. Ils ont d’abord détruit « la culture bourgeoise » ; leur cible est désormais clairement affichée, comme dans les universités américaines des années 60 : l’homme blanc français, voilà l’ennemi !
    Sous couvert d’égalité entre hommes et femmes, ils ont introduit la théorie du genre dans les programmes de sciences naturelles.
    Sous couvert de diversité, ils ont détruit et saccagé le roman national en histoire. Nous n’avons plus comme ancêtre communs les Gaulois ; nous sommes donc retournés à nos ethnies, nos religions, nos communautés, prêts à la guerre de tous contre tous.
    Sous couvert de « former des citoyens critiques », on a un formidable bourrage de crânes ; ce fut au contraire au temps du roman national que l’esprit critique des jeunes, assis sur une solide culture, fut le plus développé !
     Le politiquement correct n’est en vérité que la dictatures des minorités, organisées en lobbys redoutablement efficaces. Ils tiennent en laisse les éditeurs de livres scolaires. Ils ont circonvenu les ministres de l’Education, de droite comme de gauche, qui leur ont confié le pouvoir exorbitant d’endoctriner les jeunes générations.  
   
    On se demande souvent quelle planète on laissera à nos enfants ; il faudrait plutôt se demander quels enfants on laissera à notre planète !

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