Politique‎ > ‎

La grande offensive ( d’Eric Zemmour)

publié le 16 mai 2013 à 12:23 par Olivier du Chambon
    Nos enfants ne connaissent pas leur chance.
 
     Ils ne découvriront plus l’Amérique. Vision ethnocentrique !     
    Ils ne connaîtront plus Austerlitz ni Waterloo, mais seront incollables sur la vie d’Olympe de Gouges, militante féministe quasi inconnue de son vivant, guillotinée parmi d’autres sous la Terreur.
     Ils n’étudieront plus L’Albatros de Baudelaire, mais son Lesbos.
     Ils ne connaîtront plus Verlaine et Rimbaud pour leur style, mais pour leur (homo)sexualité.
     Ils apprendront que Napoléon est l’ancêtre lointain de Hitler puisqu’il a rétabli l’esclavage dans les colonies, que le Code noir de Colbert est un crime contre l’humanité, et que le général Bugeaud, qui a conquis l’Algérie, était un nazi. Ils ne seront ni des garçons ni des filles, mais des genres indéterminés. Ils seront les parfaits produits de la sous-culture anti-raciste et féministe. De braves soldats LGBT qui seront débarrassés des « stéréotypes sexuels ». On ne leur aura jamais appris que ces « stéréotypes sexués » tant honnis faisaient le charme de nos pauvres existences !
     Depuis des années (voire des décennies), les militants venus de l’extrême gauche ont investi avec une rare habileté les comités de programmes de l’Education nationale. Désormais, ils passent à l’offensive à visage découvert. Les temps sont mûrs. Leur projet nihiliste de « déconstruction » est en voie d’achèvement. Ils ont d’abord détruit « la culture bourgeoise » ; leur cible est désormais clairement affichée, comme dans les universités américaines des années 60 : l’homme blanc français, voilà l’ennemi !
    Sous couvert d’égalité entre hommes et femmes, ils ont introduit la théorie du genre dans les programmes de sciences naturelles.
    Sous couvert de diversité, ils ont détruit et saccagé le roman national en histoire. Nous n’avons plus comme ancêtre communs les Gaulois ; nous sommes donc retournés à nos ethnies, nos religions, nos communautés, prêts à la guerre de tous contre tous.
    Sous couvert de « former des citoyens critiques », on a un formidable bourrage de crânes ; ce fut au contraire au temps du roman national que l’esprit critique des jeunes, assis sur une solide culture, fut le plus développé !
     Le politiquement correct n’est en vérité que la dictatures des minorités, organisées en lobbys redoutablement efficaces. Ils tiennent en laisse les éditeurs de livres scolaires. Ils ont circonvenu les ministres de l’Education, de droite comme de gauche, qui leur ont confié le pouvoir exorbitant d’endoctriner les jeunes générations.  
   
    On se demande souvent quelle planète on laissera à nos enfants ; il faudrait plutôt se demander quels enfants on laissera à notre planète !
Comments