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Pascal Vesin, prêtre franc-maçon démis de ses fonctions

publié le 29 juin 2013 à 11:59 par Olivier du Chambon   [ mis à jour : 29 juin 2013 à 11:59 ]

 

A la demande de Rome, le Père Pascal Vesin, 43 ans, curé de la paroisse Sainte-Anne d’Arly-Montjoie, à Megève, en Haute-Savoie, a été démis de ses fonctions par Mgr Yves Boivineau, évêque d’Annecy, en raison de son appartenance à la loge maçonnique du Grand Orient de France « depuis 2001 » précise le communiqué de presse de l’évêché d’Annecy du 24 mai. Cette sanction est rarissime. Le Grand Orient de France est connu pour ses positions anti-cléricales. Pascal Vesin est prêtre depuis 1996 et en poste ç Megève depuis 2004.

L’évêché d’Annecy s’appuie entre autres sur une note datée du 26 novembre 1983 de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, dont la mission est de promouvoir la doctrine de l’Eglise catholique, et qui précise que « le jugement de l’Eglise sur les associations maçonniques demeure inchangé…et l’inscription à ces associations reste interdite par l’Eglise ceci en raison même de l’incompatibilité entre les principes de la franc-maçonnerie et ceux de la foi chrétienne ». « Informé en 2010 par courrier anonyme », l’évêque a interrogé Pascal Vesin « qui a nié » selon le communiqué de presse diocésain. « Confondu en 2011, il lui a été demandé de quitter la franc-maçonnerie pour se consacrer a=à son ministère de prêtre » Pascal Vesin a alors affirmé son intention de « vivre la double appartenance ». Selon l’évêché, l’intéressé était informé de la sanction encourue.

« L’évêque a demandé auprès de la nonciature apostolique le délai nécessaire pour prévenir son Conseil presbytéral (Conseil d’une quinzaine de prêtres délégués du diocèse d’Annecy). Trois membres de ce Conseil ont été mandatés par leurs pairs pour rencontrer leur confrère. » Le père Vesin a alors réitéré « sa volonté de rester au sein de la franc-maçonnerie ». « Cette ultime étape franchie, rien ne reste fermé », selon la volonté de l’évêque. « La peine, dite ‘médicinale’ peut être levée ». « La miséricorde va de pair avec la vérité », conclut le communiqué de presse de l’évêché.

Dans un entretien daté du 17 janvier 2013, au Messager, l’hebdomadaire régional, Pasval Vesin déclarait en avoir « rien à faire d’être vivant après la mort ». Il expliquait aussi avoir refusé d’afficher l’annonce pour la Manif pour tous du 13 janvier et être « favorable à l’ordination de prêtres déjà mariés et qui montrent une certaine stabilité dans leur vie maritale. » Il reconnaissait que ses pratiques dérangeaient certains de ses paroissiens.: « A Noël 2012, dans la crèche, je n’ai pas mis de petit Jésus mais le livre de la parole. Mais je les ai tous rassurés : on n’a pas perdu le petit Jésus, il est bien rangé ! »